Bruxelles, 17/06/2014 (Agence Europe) - Le groupe Socialistes et Démocrates au Parlement européen a appelé, lundi 16 juin, l'Union européenne, l'Iran et les États-Unis à coopérer contre le terrorisme et la violence sectaire en Irak. « Nous encourageons fortement l'UE, les États-Unis et l'Iran à mettre de côté leurs différences sur d'autres questions et à s'engager pleinement à coopérer les uns avec les autres contre l'État islamique en Irak et au Levant (ISIS) », a souligné la porte-parole du S&D pour les affaires étrangères, Ana Gomes (portugaise). Il a souligné avoir pris « note » de l'offre du président de l'Iran, Hassan Rohani, concernant des possibilités de coopération avec les États-Unis dans la lutte contre la menace de l'ISIS. Les États-Unis se sont dits disposés à discuter de la crise irakienne avec l'Iran. Washington exclurait cependant toute coopération militaire. Des discussions auraient eu lieu entre des représentants américains et iraniens en marge des négociations sur le nucléaire iranien à Vienne.
Mme Gomes a expliqué que les progrès dans l'ancrage territorial de l'ISIS en Irak et en Syrie devaient être arrêtés et inversés par une « une coalition de forces irakiennes, régionales et mondiales intéressées à sauvegarder la stabilité de la région ».
Et si « l'arrêt et l'inversion des gains des extrémistes est la priorité maintenant », Mme Gomes a précisé que les raisons sous-jacentes de la désaffection de nombreux Irakiens de la branche sunnite de l'Islam devaient être examinées. « Nous devrions encourager le gouvernement irakien à abandonner ses perspectives sectaires étroites et à adopter une approche inclusive, pluraliste, qui respecte la diversité ethnique, politique et religieuse de la société irakienne », a-t-elle expliqué.
L'UE appelle la communauté internationale à travailler de concert
Interrogée sur une possible coopération entre UE, Iran et États-Unis sur la crise irakienne, la porte-parole de la Haute représentante, Catherine Ashton, a souligné que « la communauté internationale (devait) travailler de concert pour résoudre la crise actuelle ». « Toutes les parties qui ont de l'influence doivent en user», a-t-elle ajouté.
L'Irak a été un sujet de discussion de la réunion ministérielle UE-Ligue des États arabes le 11 juin et de la rencontre entre Catherine Ashton et le secrétaire d'État américain, John Kerry, le 13 juin et devrait être au programme du Conseil Affaires étrangères du 23 juin. (CG)