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Bulletin Quotidien Europe N° 11102
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) antitrust

Google, Hot Maps juge faibles les arguments de la Commission

Bruxelles, 17/06/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a adressé une lettre d'une vingtaine de pages à la plaignante Hot Maps pour lui expliquer que les engagements proposés par le géant américain Google pour répondre des accusations d'abus de position dominante « répondent de façon adéquate aux inquiétudes en matière de concurrence exprimées par la Commission sur Google (…) la Commission a l'intention de rendre ces engagements contraignants et de conclure qu'il n'y a plus de motif valable pour agir ».

Mais pour Michael Weber, PDG de Hot Maps, les arguments allégués par la Commission sont « faibles », a déclaré l'intéressé à EUROPE, mardi 17 juin. La réunion que la société a eue fin mai avec les services du commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, lui a en outre donné l'espoir que les commentaires que la Commission attend désormais de sa part puissent changer la donne. « Nous allons mettre de grands efforts dans notre réponse », a-t-il expliqué, précisant que le délai de quatre semaines laissé par l'institution bruxelloise serait trop court et qu'il comptait demander une extension. L'idée que certains commissaires européens s'opposent farouchement à accepter les engagements du géant américain en l'état donnent également l'impression que les jeux ne sont pas encore faits. Hot Maps a par ailleurs plaidé sa cause dans des lettres envoyées à chacun des vingt-sept commissaires et au président, José Manuel Barroso. Dans l'éventualité où le collège des commissaires approuverait ces engagements, plusieurs sociétés plaignantes se sont mises d'accord pour porter l'affaire devant la Cour de justice de l'UE. « L'enquête (de la Commission) est prise dans une spirale où Google propose des engagements faibles, les plaignants les rejettent, pendant que Google déploie de nouvelles formes de recherches qui ne sont même pas couvertes » par ces engagements, déplore encore M. Weber. (EL)

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