Bruxelles, 05/06/2014 (Agence Europe) - Les pays du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) ont réaffirmé, jeudi 5 juin, leur engagement contre le protectionnisme et en faveur du double processus de libéralisation des échanges, tant au niveau bilatéral que multilatéral.
Jeudi, les dirigeants du G7 ont salué l'accord partiel dans le cadre des négociations multilatérales du round de Doha à l'OMC conclu fin 2013 à Bali, dont le résultat central est un accord sur la facilitation des échanges. Les pays du G7 se sont engagés à « donner la priorité à la mise en oeuvre pleine et rapide » du 'paquet de Bali' et à « pleinement soutenir les efforts de l'OMC pour décrocher un accord global équilibré bouclant le round de Doha ». Ils se sont engagés à mener à bien les négociations plurilatérales, en marge de l'OMC, pour un accord international sur les services (TiSA) et pour la libéralisation du commerce des biens et services environnementaux.
Les pays du G7 ont aussi évalué et donné un nouvel élan aux négociations bilatérales qu'ils mènent entre eux: les négociations UE/Canada, les négociations UE/Japon, les négociations UE/États-Unis (TTIP), les négociations Canada/Japon et les négociations pour le partenariat Transpacifique.
Nouveauté, les dirigeants du G7 « [ont] convenu de la nécessité d'expliquer en public les avantages de l'ouverture des échanges en termes de conséquences concrètes sur la croissance et l'emploi, en abordant en particulier les préoccupations des personnes les plus vulnérables et celles qui se sentent parfois laissées pour compte des avantages de la libéralisation du commerce », a indiqué le président de la Commission, José Manuel Barroso. Le président français, François Hollande, a réaffirmé que, « pour la France, ces négociations commerciales ne sont possibles que si elles respectent les principes de réciprocité et permettent d'avoir de hauts standards qui puissent être des références pour l'ensemble des relations commerciales ». Un point de vue partagé par la chancelière allemande, Angela Merkel, qui a aussi souligné « [la nécessité] de normes très élevées et d'une transparence accrue pour la protection des consommateurs ». (EH avec AN/CG/MB)