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Bulletin Quotidien Europe N° 11095
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) numÉrique

L'Union européenne n'investit pas assez dans la R&D numérique

Bruxelles, 05/06/2014 (Agence Europe) - La Suède est au premier rang en matière d'investissements dans la R&D numérique, mais l'Union européenne, dans son ensemble, demeure en retard par rapport au Japon et aux États-Unis, constate la Commission européenne dans son nouveau tableau de bord numérique, publié jeudi 5 juin. Les dernières statistiques disponibles (pour l'année 2012) montrent en effet que seulement 6,6% du total des aides publiques à la R&D (soit 6 milliards d'euros) vont, en moyenne, aux technologies de l'information et des communications (TIC) dans l'UE, contre 9,1% au Japon et 7,9% aux États-Unis. Ces chiffres montrent qu'il faut doubler les efforts pour réaliser les objectifs fixés par la stratégie numérique pour l'Europe, à savoir atteindre, d'ici 2020, 11 milliards d'euros de dépenses publiques totales de R&D dans le domaine des TIC. « Le financement public de la recherche et du développement dans le domaine numérique est en retard dans bon nombre des grandes technologies qui font partie de notre quotidien. Aider les chercheurs à développer leurs meilleures idées aboutit à des nouveaux produits et services, donc, à des emplois », a déclaré la commissaire responsable de l'agenda numérique, Neelie Kroes.

Le tableau de bord révèle une excellente participation de la Suède en matière d'investissements dans la recherche numérique, puisque son pourcentage s'élève à 15,4% (soit 551 millions d'euros), loin devant les autres bons élèves que sont la Belgique (11,1%), la République tchèque (10,7%), la Finlande (10,4%), la Slovénie (10,1%). Par tête d'habitant, cela correspond à 58 euros par personne. À titre de comparaison, la Suède dépense plus que l'Italie (5,9% soit 520 millions d'euros) dont la population est pourtant six fois plus importante. Le document révèle encore que les cinq principaux contributeurs publics en 2012 ont été l'Allemagne, loin en tête, avec 1,2 milliard d'euros, suivie par le Royaume-Uni (690 millions d'euros), l'Espagne (600 millions) et la Suède (551 millions). À l'inverse, d'autres États membres investissent extrêmement peu en la matière, notamment Malte (0,4%), Chypre (1,9%), le Portugal (1,5%) et la France (3,5%).

La Commission européenne consacre de son côté 16% de son budget de recherche aux TIC. Environ 13 milliards d'euros au titre du nouveau programme de recherche Horizon 2020 (2014-2020) iront ainsi à des projets dans le domaine des TIC sur une période de sept ans. Les universités, les entreprises et les chercheurs d'Allemagne (1,6 milliard d'euros) et du Royaume-Uni (1 milliard) en sont les principaux bénéficiaires, suivent ceux de l'Italie (800 millions d'euros), de la France (700 millions) et de l'Espagne (600 millions). Ces cinq pays reçoivent ensemble 60% des fonds européens pour la recherche et ont représenté 57% des participations dévolues au cours de la période 2007-2013. Le tableau de bord relève encore les faits saillants suivants: 1) l'enseignement supérieur représente 57% des participants à la recherche financée par l'UE dans le domaine des TIC ; 2) les jeunes entreprises et les PME représentent, pour leur part, 16% des participants ; 3) les PME sont au premier rang dans les projets de technologies linguistiques (plus de 30% des participations) ; 4) les PME sont plus présentes en Estonie (42%), en Slovaquie (34%) et en Bulgarie (33%). (IL)

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