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Bulletin Quotidien Europe N° 11095
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) banques

L'affaire 'BNP Paribas' a une résonance européenne, selon Paris

Bruxelles, 05/06/2014 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, est monté au créneau sur l'affaire 'BNP Paribas', mercredi 4 juin, mettant en garde contre l'impact sur l'économie européenne d'éventuelles sanctions de la justice américaine à l'égard de la banque française.

« La BNP, c'est non seulement la 1ère banque française, mais c'est la 1ère banque de la zone euro », a souligné M. Hollande, en marge du sommet du G7 qui s'est déroulé à Bruxelles. Selon lui, son devoir est d'intervenir politiquement auprès des autorités américaines, « pas simplement parce que je suis le président français, mais aussi parce que je suis conscient des risques que pourraient avoir des sanctions disproportionnées, injustes mais aussi d'une hauteur telle qu'elles pourraient avoir des conséquences financières sur l'ensemble de la zone euro ». Et de mettre en garde contre « le risque de suspicion » qui pourrait s'insinuer chez les acteurs financiers à propos de « la solidité du secteur financier européen ».

Il a confirmé qu'il évoquerait le sujet avec le président américain, Barack Obama, avec qui il a dîné en tête à tête jeudi soir à Paris, à la veille des commémorations du 70ème anniversaire du débarquement allié en Normandie de juin 1944, ce vendredi 6 juin.

Soulignant le caractère indépendant de la justice américaine, M. Hollande a estimé qu'il était dans son bon droit de plaider pour la proportionnalité dans la réponse de la justice américaine aux faits qui sont reprochés à la banque française, surtout, selon lui, « au moment où l'on parle de croissance, d'emploi, de soutien à l'activité et de financement de l'économie », thème « à l'ordre du jour » du sommet du G7.

La banque française BNP Paribas est accusée par la justice américaine d'avoir contourné des embargos contre l'Iran, Cuba et le Soudan entre 2002 et 2009 en maquillant des transactions effectuées en dollars américains. Elle encourt une amende que les analystes évaluent à près de 10 milliards de dollars. Ses activités juteuses de compensation en dollars basées à New York pourraient également être suspendues temporairement, alors qu'elle se réclame être un des leaders mondiaux dans ce domaine.

Ces deux sanctions, si elles étaient confirmées, pourraient entraîner pour BNP Paribas des difficultés économiques sérieuses, alors que la banque est actuellement soumise à l'analyse de la solidité du secteur bancaire (évaluation des actifs, 'stress tests') à laquelle procèdent actuellement la Banque centrale européenne et l'Autorité bancaire européenne (ABE).

« BNP n'a violé aucune règle européenne ni aucune règle française », a souligné M. Hollande. (MB)

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