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Bulletin Quotidien Europe N° 11080
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

L'entrée de migrants illégaux dans l'UE a bondi de 48%

Bruxelles, 15/05/2014 (Agence Europe) - Le nombre de personnes tentant d'entrer illégalement dans l'UE a augmenté de 48% en 2013 par rapport à l'année précédente, a indiqué l'agence Frontex dans un nouveau rapport publié mercredi 15 mai.

L'an dernier, 107 000 personnes avaient été détectées par les autorités, contre 72 500 en 2012. Les Syriens, les Erythréens et les Afghans constituaient les principales nationalités des migrants interpellés. Dans son rapport, Frontex note trois faits marquants pour l'année 2013: la hausse significative du nombre de réfugiés syriens arrivant dans l'UE, le flux constant de migrants au départ de l'Afrique du Nord pour joindre l'Italie et une forte augmentation des détections de migrants irréguliers sur la route des Balkans de l'Ouest.

Les Syriens identifiés aux frontières de l'UE représentaient environ le quart du total des arrivées de migrants en 2013, explique Frontex. Ils étaient 25 500, soit trois fois plus qu'en 2012. Plus des deux tiers des demandes d'asile déposées par les Syriens l'ont été en Suède, en Allemagne et en Bulgarie.

Frontex note que les flux en Méditerranée vers l'Italie et dans une certaine mesure, Malte, étaient plus intenses entre juillet et octobre, atteignant un pic en septembre. Avec 40 000 arrivées, cette route a représenté 38% de toutes les arrivées de migrants irréguliers dans l'UE, dit l'agence de surveillance des frontières. Bien qu'important, ce nombre reste cependant inférieur aux chiffres observés en 2011 dans la foulée du 'printemps arabe', lorsque 59 000 personnes étaient arrivées en Italie.

La zone centrale de la Méditerranée était le principal point d'entrée en Europe pour les migrants irréguliers, en particulier au cours de la seconde moitié de l'année. Les flux migratoires à travers la Méditerranée centrale en Italie, et dans une moindre mesure Malte, étaient les plus lourds entre juillet et octobre, atteignant un pic en septembre. Mais les arrivées se sont poursuivies en Italie tout au long d'octobre et novembre, malgré des conditions de mer agitée, qui empêchent souvent les traversées maritimes à cette période de l'année. Avec plus de 40 000 arrivées enregistrées, la route de la Méditerranée centrale a représenté 38% de toutes les détections de la migration irrégulière au niveau de l'UE.

Alors que les Syriens et les Égyptiens partaient pour l'Italie principalement via l'Égypte en 2013, les migrants originaires de la Corne de l'Afrique et de l'Afrique de l'Ouest sont partis pour la plupart de la Libye. Parmi les migrants africains, les Érythréens ont été de loin les plus nombreux, avec plus de 11 000 arrivées soit une multiplication par quatre par rapport à 2012. Pour atteindre l'Italie, les migrants originaires de la Corne de l'Afrique ont en général utilisé une voie périlleuse à travers le Sahara.

Sur la route de la Méditerranée occidentale, les détections aux frontières grecques avec la Turquie étaient à leur plus bas niveau depuis cinq ans, même si cette voie représentait encore près d'un quart de toutes les détections de l'UE. Le plus grand nombre de migrants dans cette région a été détecté, soit en traversant la mer Égée sur les îles grecques de la Turquie, soit le long de la frontière terrestre bulgaro-turque. Là aussi, les Syriens constituaient la majorité des migrants sur cette route.

Le nombre de détections à la frontière entre la Hongrie et la Serbie, concernant 19 000 personnes, était lui aussi près de trois fois supérieur à celui de 2012, faisant de cette route des Balkans de l'Ouest le troisième 'point chaud' de l'UE en termes de franchissement illégal des frontières, dit encore Frontex. (SP)

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