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Bulletin Quotidien Europe N° 11080
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

L'UE rend hommage à Lakhdar Brahimi, démissionnaire

Bruxelles, 15/05/2014 (Agence Europe) - Les Européens ont rendu hommage, jeudi 15 mai, au Représentant spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, après l'annonce par ce dernier de sa démission le 13 mai, démission effective au 31 mai prochain. Dans un communiqué, la Haute représentante, Catherine Ashton, a remercié M. Brahimi « pour ses efforts inlassables et son engagement sans faille et pour les efforts afin de parvenir à une solution politique au conflit en Syrie ». « En dépit du fait que les pourparlers de paix de Genève 2 n'ont pas produit les résultats escomptés, M. Brahimi doit être félicité pour sa persévérance dans le lancement de la première tentative de médiation directe entre les parties belligérantes », a ajouté Mme Ashton. La chef de la diplomatie s'est dite « déterminée » à promouvoir un processus politique durable qui conduirait à une transition démocratique menée par les Syriens en Syrie.

Le ministre des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, a regretté cette démission, soulignant avoir un « grand respect » pour l'« engagement pour la paix en Syrie » de M. Brahimi.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a avoué avoir dû accepter « avec réticence » la démission de M. Brahimi, « avec beaucoup d'inquiétude au sujet de la poursuite des violences et sans aucune perspective pour une solution politique en ce moment ». Il a beaucoup « apprécié la diplomatie » de M. Brahimi, « sa grande patience et sa persévérance », malgré une mission que Ban Ki-moon a qualifié lui-même de « presque impossible ». « Pour le moment, nous devrons nous coordonner avec la Ligue des États arabes et d'autres partenaires clés sur le successeur politique possible », a-t-il ajouté.

M. Brahimi, 80 ans, s'est dit « très triste de laisser derrière (lui) la Syrie dans un si mauvais état ». « Combien de morts et de destructions supplémentaires seront nécessaires avant que la Syrie ne redevienne le pays que l'on connaissait », s'est-il interrogé. Il avait pris ses fonctions en août 2012, après la démission de Kofi Annan. (CG)

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