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Bulletin Quotidien Europe N° 11060
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) femmes

Timide progression des indicateurs de l'égalité des genres

Bruxelles, 14/04/2014 (Agence Europe) - Loin d'être une option ou un luxe, l'égalité entre hommes et femmes « devient progressivement une réalité européenne », note Viviane Reding.

La commissaire européenne aux Droits fondamentaux a présenté, lundi 14 avril, un rapport annuel sur l'égalité des genres qui traduit des progrès. Ce bilan accompagne le rapport annuel sur la charte des droits fondamentaux présenté le même jour (voir autre nouvelle).

Les indicateurs sur l'égalité des genres continuent de s'améliorer, même si la progression n'est pas uniforme dans l'UE. Les chiffres sont en effet encourageants à propos de la présence des femmes dans les postes dirigeants par exemple. La commissaire se plait à rappeler que, depuis sa proposition législative de quotas de femmes dans les conseils d'administration des sociétés cotées en bourse, les chiffres dans ce domaine ont bondi. En effet de 11% de femmes présentes dans ces conseils en 2010, leur nombre a quadruplé pour atteindre plus de 17% en 2014. « L'économie réagit », se félicite la commissaire. Toutefois, seul un petit tiers de femmes siège au sein de gouvernements ou de parlements nationaux en Europe.

Emploi. Une légère avancée est enregistrée aussi dans le taux d'emploi des femmes passé de 58% en 2002 à 63% en 2013. Une progression notable, mais qui marque toutefois l'inégalité entre les genres en Europe, puisque 75% des hommes travaillent. Cette moyenne européenne cache aussi des réalités très diverses dans les États membres: le taux d'emplois des femmes dans les pays scandinaves, l'Allemagne et les Pays-Bas est supérieur à 70%, contre 50% en Italie et à Malte, ou 44% en Grèce.

Rémunération. L'écart salarial n'a pas connu d'embellie et la moyenne européenne reste bloquée à 16%, bien que les tendances varient de manière similaire selon les États membres. Les femmes continuent donc à gagner moins que les hommes, bien qu'elles soient plus nombreuses à être diplômées (60%). L'écart est d'autant plus alarmant si l'on considère les pensions, puisque la retraite pour les femmes est 39% moins élevée que celle des hommes, suite à des temps partiels ou des interruptions de carrière.

Garde d'enfant. La voie vers la réconciliation entre vie professionnelle et privée amorce peut-être une nouvelle dynamique, puisque le nombre d'enfants gardés en structures d'accueil est passé de 26% en 2007 à 30% en 2011. Dans les foyers en revanche, la répartition des tâches reste tout à fait inégalitaire, puisque les tâches ménagères prennent 26 heures par semaine aux femmes, contre 9 heures pour les hommes. (MD)

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