login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11060
Sommaire Publication complète Par article 23 / 29
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Rapport du GIEC, Connie Hedegaard appelle les grands émetteurs à bouger

Bruxelles, 14/04/2014 (Agence Europe) - La situation est grave mais non encore désespérée, à en croire le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) dans la troisième partie de son rapport publiée dimanche 13 avril à Berlin et qui conforte l'UE dans ses ambitions.

En dépit des politiques menées pour les réduire, les émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales ont atteint un niveau sans précédent et ont même augmenté plus vite entre 2000 et 2010 qu'au cours des trois décennies précédentes - recours aux combustibles fossiles et démographie en sont la cause. Mais il est encore possible de maintenir la hausse des températures en dessous de 2 degrés Celsius par rapport à l'ère préindustrielle, pour peu que l'on agisse vite et résolument en utilisant un large éventail de technologies et en modifiant les comportements pour réduire, à l'horizon 2050, les émissions de GES mondiales de 40 à 70% par rapport à 2010 et se rapprocher de zéro émission à la fin du siècle, affirme ce rapport. À scénario inchangé, c'est-à-dire sans modification profonde et rapide du mix énergétique mondial qui fait la part trop belle au charbon et au gaz, la hausse moyenne des températures à la surface de la planète aura atteint 3,7°C à 4,8°C à l'horizon 2100, avertit le GIEC.

Pas de plan B: « Ce rapport est clair, il n'y a pas de plan B. Il n'y a qu'un plan A: une action collective pour réduire les émissions maintenant. Et puisque nous sommes les premiers à bouger pour mettre en route un programme, nous, les Européens, nous adopterons un objectif ambitieux cette année pour l'horizon 2030 », a déclaré Connie Hedegaard (l'objectif en discussion est une réduction d'au moins 40% des émissions, conforme à ce que préconise le GIEC pour l'UE et 27% pour la part des renouvelables). Et d'ajouter à l'adresse des autres économies majeures comme les États-Unis et la Chine: « Maintenant, la question qui se pose est la suivante: quant allez-vous faire de même - vous les grands émetteurs ? Plus vous attendrez, plus cela coûtera cher. Plus vous attendrez, plus ce sera difficile ».

Stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère exigera des réductions d'émissions dans de nombreux secteurs - la production et la consommation d'énergie, les transports, les bâtiments, l'industrie, l'utilisation des terres et les établissements humains. Ramener les émissions de la production d'électricité à un niveau proche de zéro sera décisif et cette option figure dans tous les scénarios d'atténuation ambitieux, mais utiliser l'énergie efficacement est également important, souligne le GIEC.

Ce rapport intitulé Climate change 2014 ; Mitigation of Climate change (Changement climatique 2014: atténuation du changement climatique) analyse 1 200 scénarios de la littérature scientifique élaborés par 31 équipes d'experts en modélisation dans le monde, qui ont exploré les prérequis économiques, technologiques et institutionnels ainsi que les implications des réductions en fonction de différents niveaux d'ambition. (AN)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
SUPPLÉMENT