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Bulletin Quotidien Europe N° 11059
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Le premier rapport anti-corruption laisse la Cour des comptes sur sa faim

Bruxelles, 11/04/2014 (Agence Europe) - La Cour des comptes de l'UE a critiqué, jeudi 10 avril, le premier rapport anti-corruption de l'UE qualifié de trop descriptif et offrant peu de réelle analyse du phénomène. Le rapport ne livre pas non plus d'éléments nouveaux, indique l'institution dans un communiqué, car il reposerait uniquement sur la perception du public de la corruption dans leur pays, ce qui est d'une utilité assez limitée.

La Cour des comptes s'en est émue dans une lettre adressée aux États membres. « À première vue, les résultats du rapport de la Commission semblent alarmants. Mais les conclusions du rapport sont fondées sur les perceptions des citoyens et des entreprises », a déclaré Alex Brenninkmeijer, responsable de l'analyse. Il estime que « la réalité pourrait bien être différente » et il trouve « regrettable que la Commission ait exclu les institutions et organes de l'UE de son analyse ».

Pour la Cour, ce premier rapport reste tout de même une bonne nouvelle en ce qu'il ouvre une discussion utile. « Améliorer la gouvernance en améliorant la transparence et le fait de rendre des comptes - en particulier dans le domaine de la lutte contre la corruption - sont des éléments essentiels pour gagner la confiance du public dans les institutions publiques », dit la Cour des comptes. « Transparence et intégrité sont des conditions essentielles pour lutter contre la fraude », ajoute la Cour. Qui déplore que si ce rapport constitue un bon départ, notamment en s'attachant aux fraudes dans le secteur des marchés publics, il ne contient pas suffisamment d'éléments pour impulser une vraie action anti-corruption au niveau de l'UE.

Plusieurs fois repoussé et exempté de son chapitre sur les institutions (il existera dans le prochain rapport en 2016), ce rapport avait été présenté par la commissaire Cecilia Malmström le 3 février (EUROPE 11010). Elle y indiquait notamment que la corruption n'épargne aucun État membre et coûte jusqu'à 120 milliards d'euros par an à l'UE. (SP)

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