Bruxelles, 08/04/2014 (Agence Europe) - Alors que les négociations sur le programme nucléaire iranien ont repris le 7 avril dans la soirée à Vienne, les Iraniens ont dénoncé, depuis le 4 avril, la résolution votée jeudi 3 avril par le Parlement européen, qui porte en grande partie sur les droits de l'homme (EUROPE 11053). « Le gouvernement de la République islamique d'Iran n'attache aucune importance à ces résolutions et le Parlement européen est trop petit pour insulter la grande nation iranienne », a déclaré le président Hassan Rohani lundi 7 avril. Il a cependant souligné des points positifs dans la résolution, tels que ceux concernant le développement de la coopération entre l'UE et Téhéran ou encore ceux saluant l'accord intérimaire dans le dossier du nucléaire et les efforts pour parvenir à un accord permanent.
La veille, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait lui aussi déploré cette résolution. Il avait annoncé que son « gouvernement ne permettra pas à une délégation parlementaire européenne de visiter l'Iran sur la base des conditions fixées dans la résolution du Parlement européen ». Dans cette résolution, les députés annonçaient que « toute future délégation du PE en Iran devrait s'efforcer de rencontrer des membres de l'opposition politique, des militants de la société civile et des prisonniers politiques ». « Les Européens doivent savoir que la grande et civilisée nation iranienne cherche une interaction avec d'autres États fondée sur le respect mutuel et à armes égales et ne tolère pas les comportements insultants et interférents d'un quelconque pays ou courant », a poursuivi le ministre iranien. « Le Parlement européen n'a pas la légitimité de prêcher la défense des droits de l'homme », a-t-il ajouté.
Vendredi 4 avril, la porte-parole des Affaires étrangères côté iranien, Marziyeh Afkham, avait souligné que « l'adoption d'une résolution sur les liens avec l'Iran et la situation des droits de l'homme dans le pays par le Parlement de l'UE est sans fondement et inacceptable »
Selon l'agence Fars, le ministère des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur grec, en tant que représentant du pays à la présidence de l'UE, pour protester contre cette résolution. (CG)