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Bulletin Quotidien Europe N° 11050
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Le Parlement valide de nouvelles mesures en marge de l'Eurogroupe

Athènes, 31/03/2014 (Agence Europe) - Faire voter les mesures nécessaires pour obtenir le versement d'une prochaine tranche d'aide aura coûté à nouveau à la coalition grecque un député, Nikitas Kaklamanis, expulsé du groupe pour ne pas avoir soutenu toutes les mesures. La coalition n'a donc désormais que deux voix d'avance, soit 152 sur 300. Deux députés du PASOK, également membre de la coalition, n'ont pas voté en faveur de toutes les mesures, George Papandreou votant contre le cadre de recapitalisation des banques. Le président du parti, Evangelos Venizelos, s'est contenté de publier une déclaration estimant que « les hypocrisies et les jeux politiques personnels sont ce qui a conduit le pays » à la situation actuelle. Et de souligner que le cadre pour la recapitalisation bancaire était le résultat « d'âpres négociations avec la 'troïka' » (Commission européenne, BCE, FMI).

Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a salué le vote, le qualifiant de « pas en avant énorme vers la Grèce de demain, pour les jeunes grecs, pour le peuple grec ». Cela ouvre par ailleurs la voie au versement d'une prochaine tranche d'un peu plus de huit milliards d'euros, selon le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, dans une interview à Bloomberg, dimanche soir.

Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent en effet ce mardi pour discuter du programme d'ajustement économique grec et de l'accord technique intervenu il y a deux semaines, mettant ainsi fin à presque huit mois de mission des créanciers.

Le vote a par ailleurs failli être reporté en raison d'une motion de censure à l'encontre du ministre des Finances, Yannis Stournaras, par le principal parti d'opposition, Syriza. La motion a toutefois été déclarée inconstitutionnelle car une action similaire avait été tentée en décembre par Syriza, soit moins des six mois réglementaires auparavant. Face au rejet de la motion par le président du parlement, le chef de file de Syriza, Alexis Tsipras, a déposé une motion de non-confiance (non-confidence) à son encontre. Celle-ci devait être débattue ce lundi.

Plus de 10 000 Grecs ont protesté dimanche soir devant le parlement, place Syntagma, la station de métro avait été fermée par mesure de sécurité. Les mesures votées contenaient des dispositions destinées à lever les barrières de la concurrence.

Dans son interview à Bloomberg, M. Dijsselbloem a également réitéré que les ministres se pencheraient sur le cas de la dette grecque après l'été. « Nous sommes prêts à faire davantage », a-t-il dit, citant l'allongement des maturités des prêts et la réduction des taux d'intérêts. « Mais cela dépend aussi de comment la croissance économique évolue ». Pour l'émission d'obligations souveraines, M. Dijsselbloem a préconisé de commencer « doucement, d'abord (des émissions) à court terme, puis graduellement à plus long terme ». Et d'ajouter: « c'est bien qu'ils commencent cette année ». (EL)

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