Bruxelles, 31/03/2014 (Agence Europe) - Le groupe chargé de plancher sur de possibles moyens de mutualiser les dettes de l'eurozone a conclu, lundi 31 mars, que mutualiser la dette sans un changement de traité ne pourrait se faire qu'au pro-rata ou via une construction intergouvernementale, en particulier dans le cas d'un fonds d'amortissement de la dette ('debt redemption fund'), c'est-à-dire mutualiser la dette au-delà d'un certain seuil. Ce fonds et les euro-obligations (mutualisation de dettes à court terme) pourraient stabiliser le marché des dettes publiques, soutenir la transmission de la politique monétaire et promouvoir la stabilité financière, de manière et avec des implications à long terme différentes, conclut le groupe. Cependant, après six mois de réflexion, les experts menés par Gertrude Tumpel-Gugerell ont estimé que ces bénéfices iraient de pair avec des risques économiques, financiers et d'aléa moral, avec un arbitrage entre risques et bénéfices dépendant du procédé de mutualisation utilisé. La gouvernance économique réformée de la zone euro étant encore à ses balbutiements, les experts préconisent de collecter les preuves de son efficacité, avant de prendre une décision sur toute émission commune de dette. Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a précisé que son institution étudierait le suivi à donner à ce rapport. De son côté, le commissaire à l'Euro, Olli Rehn, a estimé que plus de solidarité devrait être couplée à plus de responsabilité budgétaire. (EL)