Bruxelles, 31/03/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a déclaré, lundi 31 mars, que les chiffres plus élevés que prévu du déficit français, publiés le matin même par l'INSEE, n'étaient « malheureusement pas une grande surprise ».
L'INSEE l'estime à 4,3% du PIB en 2013, alors que l'objectif était fixé à 3,9%. Un porte-parole de la Commission européenne, Simon O'Connor, a souligné que ces données étaient proches de celles publiées dans les prévisions macroéconomiques d'hiver (déficit de 4,2% pour la France), mais les chiffres définitifs d'Eurostat ne seront connus que le 23 avril. M. O'Connor a rappelé que l'institution bruxelloise avait adopté, début mars, une recommandation appelant la France à prendre les mesures nécessaires pour s'assurer que l'effort structurel recommandé par le Conseil serait atteint. La France doit préciser ces mesures dans son programme de stabilité pour 2014 à présenter en avril (EUROPE 11032). Dans ce contexte, des mesures supplémentaires devront être présentées dans ce programme, a indiqué M. O'Connor. La Commission analysera alors la situation en fonction des programmes de stabilité des États, avant d'émettre des recommandations spécifiques par pays. Les objectifs à atteindre par la France pour 2014 et 2015 sont respectivement un déficit de 3,6% du PIB et 2,8%. Selon les chiffres de l'INSEE, la dette publique a atteint 93,5% du PIB, contre 93,4% estimés par le gouvernement. (EL)