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Bulletin Quotidien Europe N° 11050
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SOCIAL - CULTURE / (ae) social

Pas de signes d'amélioration de la situation sociale ou d'emploi

Bruxelles, 31/03/2014 (Agence Europe) - « L'UE est encore loin de s'être assurée d'une reprise créatrice d'emplois et profitant à tous », a constaté le commissaire à l'Emploi et aux Affaires sociales, Laszlo Andor, en commentant les résultats de la dernière 'note trimestrielle sur l'emploi et la situation sociale', publiée par la Commission européenne lundi 31 mars.

En effet, sans être dramatisante, cette note ne fournit que peu de raisons aux citoyens européens de fêter de bon coeur le retour de la croissance. Car, si reprise il y a (elle a du moins été aperçue au dernier trimestre), elle ne permettra pas de se traduire rapidement par des emplois créés, ce qui fait que le taux de chômage demeurera encore à son sommet historique (12% dans la zone euro) pour un temps indéterminé. Les emplois qui sont actuellement créés sont en grande partie d'une durée temporaire et à temps partiel. Pire, les emplois fixes existants sont considérés comme moins stables qu'auparavant, résume un communiqué de presse.

Cette maigre reprise ne permettra vraisemblablement pas non plus d'améliorer la situation financière des ménages. Ce qu'on appelle le 'revenu disponible brut réel' de ces derniers a ainsi continué à diminuer en 2013, bien qu'à un rythme plus lent. Cette diminution a parfois été favorisée par la réforme des systèmes d'imposition et d'indemnisation, surtout au Royaume-Uni et en Espagne pour les revenus les plus bas. En conséquence, de plus en plus de ménages qui ont de l'épargne sont obligés de la grignoter, alors que ceux qui n'en ont pas s'endettent. C'est ce qui explique en partie l'accroissement prévu fin 2013 des niveaux de pauvreté, particulièrement en Grèce et en Europe centrale, et d'exclusion sociale.

« La situation de beaucoup de ménages et de particuliers ne s'améliore pas encore et ils sont toujours plus nombreux à souffrir de difficultés financières », alors que « les inégalités se sont accrues », a résumé M. Andor. Ainsi, « la situation de nombreux groupes à faibles revenus risque de ne pas s'améliorer en raison de la fragilité de la reprise actuelle ». Pour y faire face, M. Andor a continué d'appeler « les États membres et l'UE (à) renforcer leurs efforts pour veiller à ce que nul ne soit laissé pour compte dans notre tentative pour sortir de la crise ». Il a proposé de concentrer en particulier les « efforts sur l'investissement dans les ressources humaines conformément aux orientations définies dans notre paquet 'investissement social' et dans la recommandation relative à une garantie pour la jeunesse ». (JK)

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