Bruxelles, 26/03/2014 (Agence Europe) - Au sommet de Bruxelles, les dirigeants de l'UE et des États-Unis confirment l'engagement des partenaires transatlantiques dans un processus de négociation transparent.
Au lendemain du premier bilan politique des négociations établi à la mi-février par le commissaire Karel De Gucht et le représentant américain, Mike Froman, après trois premiers rounds de discussions depuis juin 2013, puis d'une quatrième session du 10 au 14 mars, le sommet UE/États-Unis du 26 mars a réaffirmé l'engagement des deux partenaires transatlantiques en faveur de la conclusion « rapide » d'un accord de partenariat sur le commerce et l'investissement (TTIP) « ambitieux ».
Les États-Unis et l'UE « continuent de partager les mêmes objectifs » que ceux définis par l'étude de faisabilité rendue en février 2013, à savoir: élargir l'accès aux marchés réciproques pour les marchandises, les services, l'investissement et les marchés publics ; augmenter la compatibilité de la réglementation tout en maintenant un haut niveau de protection de la santé, de la sécurité, du travail et de l'environnement ; et élaborer des approches communes sur des règles qui répondent aux défis du commerce mondial, souligne la déclaration finale du sommet. « Un accord TTIP de haut niveau nous rendra plus compétitifs au niveau mondial et stimulera la croissance économique et l'emploi, y compris pour les PME », insiste-t-elle. Mardi, les leaders de l'UE - Herman Van Rompuy (Conseil européen) et José Manuel Barroso (Commission) - et le président américain, Barack Obama, ont affirmé « [leur engagement] à mener ces pourparlers avec clarté et d'une manière qui renforce le soutien de [leurs] opinions publiques ».
Interrogés par la presse sur l'hostilité croissante du public à l'égard du TTIP, MM. Barroso et Obama ont rejeté les critiques sur l'opacité des négociations ou celles dénonçant le risque d'un abaissement des normes sanitaires, sociales et environnementales. « J'ai bataillé pendant toute ma carrière politique et en tant que président pour renforcer la protection des consommateurs. Je n'ai pas l'intention de signer un accord qui l'affaiblirait. Je me bats pour renforcer la protection de l'environnement aux États-Unis et je n'ai aucun intérêt à signer un accord qui affaiblirait les normes environnementales », a insisté le président Obama. De son côté, le président Barroso a rappelé que le mandat octroyé par les Vingt-huit à la Commission, et que celle-ci « va respecter », « ne permet pas un affaiblissement des normes ». « Je conseille à tout le monde d'attendre de voir ce qui sera effectivement négocié avant de spéculer. Les soupçons en la matière sont parfois infondés et reflètent parfois des modèles obsolètes d'accords de libre-échange », a encore ajouté M. Obama.
Le président Barroso a rappelé les bienfaits, tant pour les citoyens, que pour les grandes entreprises et les PME, d'un projet qui vise à éliminer les barrières douanières et à réduire les obstacles réglementaires entre deux marchés déjà fortement intégrés. « Quand il ne sera pas possible d'avoir une convergence réglementaire, nous devrons accepter des mécanismes de reconnaissance mutuelle », a-t-il conclu. (EH)