Bruxelles, 26/03/2014 (Agence Europe) - Klaus Regling, directeur général du fonds de sauvetage permanent de l'eurozone, le Mécanisme européen de stabilité, a estimé, mardi 25 mars, que la crise n'était pas encore terminée, mais que l'on pouvait voir le bout du tunnel.
S'exprimant lors d'un discours au Graduate Institute de Genève, il a précisé que demeuraient certains risques à la convalescence européenne. Les pays sous assistance financière doivent poursuivre une rigoureuse mise en oeuvre des programmes d'ajustement et certains autres États membres ont besoin d'un « soutien financier continu », a-t-il indiqué. M. Regling a également souligné la fragmentation des marchés financiers ainsi que la croissance potentielle qui reste faible.
Enfin, il s'est félicité de la stratégie mise en place au sein du MES et de son prédécesseur, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), fonds de sauvetage temporaire de l'eurozone, en ce qui concerne la viabilité des dettes contractées par les pays sous programme. Citant la Grèce, il a estimé à 4,7% du PIB grec l'économie réalisée par le pays sur le remboursement de sa dette grâce aux mesures consenties par l'eurozone. La Grèce a en effet vu les taux d'intérêts liés aux prêts accordés rognés et le remboursement différé de dix ans. En août, la Grèce espère obtenir de nouvelles concessions de ses partenaires pour voir le fardeau de sa dette à nouveau réduit, conformément aux engagements pris en février 2012 par les ministres des Finances de la zone euro. (EL)