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Bulletin Quotidien Europe N° 11047
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) Énergie

Sécurité nucléaire, 35 pays acceptent de resserrer les boulons

Bruxelles, 26/03/2014 (Agence Europe) - L'engagement pris à La Haye par 35 pays - dont ceux de l'UE - de traduire en droit national les directives de l'AIEA sur la protection du matériel nucléaire et de soumettre leurs procédures à des vérifications indépendantes vise à empêcher des terroristes de s'emparer de matériel nucléaire. La Chine et la Russie restent à l'écart.

Parmi les 53 États participants au sommet de La Haye sur la sécurité nucléaire, le troisième du genre après ceux de Washington en 2010 et de Séoul en 2012, 35 pays se sont engagés à transposer en droit national les lignes directrices les plus strictes de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) relatives à la protection du matériel nucléaire. Cette transposition en droit national rendra de facto ces lignes de conduite contraignantes, tant pour les autorités publiques que pour les centres de recherches et les entreprises. Le programme adopté prévoit aussi une évaluation indépendante par des équipes internationales d'experts de l'efficacité des mesures de sécurité nucléaire pour chaque État.

Les pays de l'UE, de même qu'Israël, le Japon, la Géorgie et l'Ukraine, se sont engagés à prendre part à ce programme, initié par les pays organisateurs des trois sommets sur la sécurité nucléaire, les États-Unis, la Corée du Sud et les Pays-Bas. La Chine, l'Inde, le Pakistan et la Russie s'abstiennent pour le moment, tandis que la Corée du Nord et l'Iran n'ont pas participé à la réunion.

Clôturant le sommet, mardi, le président américain Barack Obama, à l'origine d'un processus entamé en 2010, a jugé « essentielle » cette étape vers la création d'un cadre juridique international visant à faire échec au terrorisme nucléaire, tout en soulignant que le travail n'était pas terminé. Depuis le sommet de Washington, le nombre de pays disposant de plus d'un kilo de matière fissile de classe militaire nécessaire pour fabriquer une bombe a diminué de 35 à 29, s'est toutefois félicité l'hôte du sommet, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

« L'UE est convaincue qu'une approche multilatérale est la meilleure façon d'aborder les défis mondiaux en matière de sécurité, tels que la prolifération des armes de destruction massive et le terrorisme (…) L'UE est unie dans ses efforts pour assurer le plus haut niveau de sécurité nucléaire », avait indiqué mardi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lors de son allocution au sommet. En plus des efforts consentis par l'UE en coopération avec l'AIEA face au risque du terrorisme nucléaire, « d'autres travaux sont nécessaires pour sécuriser toutes les matières nucléaires dans tous les pays », avait-il insisté, réclamant « un effort collectif qui va au-delà des pays représentés au sommet ». « L'UE continuera à tendre la main, à fournir une assistance et à encourager tous les États à adhérer aux instruments juridiques internationaux », avait-il conclu. « L'UE reste fermement résolue à renforcer la sécurité et la sûreté nucléaires. Je nous exhorte à continuer avec l'approche la plus forte possible, commune et véritablement mondiale. Nous devrions tous bénéficier de ces progrès », avait de son côté plaidé le président de la Commission, José Manuel Barroso.

Le sommet de La Haye s'était fixé trois objectifs: renforcer la coopération internationale en matière de sécurité nucléaire, réduire la production de matériaux radioactifs et sécuriser les stocks de matériaux nucléaires en s'adossant aux normes les plus strictes de l'AIEA. (EUROPE 11045). (EH)

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