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Bulletin Quotidien Europe N° 11047
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Fruits et légumes, hétérogénéité du degré d'organisation

Bruxelles, 26/03/2014 (Agence Europe) - Le degré d'organisation des producteurs du secteur des fruits et légumes varie beaucoup selon les pays de l'UE et il convient d'améliorer les instruments de prévention et de gestion des crises, qui sont sous-utilisés: c'est en ces termes que Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture, a présenté, lundi 24 mars, au Conseil Agriculture, les conclusions du rapport (publié début mars 2014) sur le secteur des fruits et légumes, rapport qui porte en particulier sur l'organisation de cette filière et le fonctionnement d'outils tels que les fonds opérationnels.

M. Ciolos a exposé les défis à relever par ce secteur (chute de la consommation des fruits et légumes dans l'UE, rapports de force déséquilibrés au sein de la filière dans une majorité de pays UE, prévention des crises).

Le rapport vise à répondre aux questions suivantes: les instruments actuels, et notamment les programmes opérationnels des organisations des producteurs, sont-ils efficaces ? - de quelle manière le régime peut-il vraiment contribuer à renforcer la compétitivité des producteurs et prévenir la gestion des crises?

M. Ciolos a relevé une évolution positive au niveau de l'Union: - le taux d'organisation du secteur des fruits et légumes est passé de 37,2 % en 2007 à 43% en moyenne UE en 2010 ; - le pourcentage de producteurs de fruits et légumes qui sont membres d'organisations de producteurs (OP) est passé de 13,6% en 2007 à 16,5% en 2010 ; - le nombre d'OP qui sont membres d'associations d'organisations de producteurs est passé de 164 en 2007 à 459 en 2010.

« Mais des problèmes demeurent et des points faibles n'ont pas trouvé de réponse », a reconnu le commissaire: - 1) l'hétérogénéité du degré d'organisation (producteurs qui sont membres d'une OP) entre États membres. Un nombre important de pays présente une absence ou un faible degré d'organisation (par exemple, en 2010, taux d'organisation supérieur à 85% aux Pays-Bas ou en Belgique, mais inférieur à 3% en Roumanie et en Bulgarie). M. Ciolos a souligné le risque d'une Europe à deux vitesses (déséquilibres importants entre pays et régions sur le degré d'organisation). Or, l'absence d'organisation renforce le problème de la faiblesse du pouvoir de négociation des producteurs dans la chaîne d'approvisionnement et expose davantage ces derniers aux risques d'aléas économiques et climatiques, explique-t-on dans l'entourage de M. Ciolos ; 2) dans plusieurs pays de l'UE, l'évaluation des stratégies nationales et des programmes opérationnels montre des défaillances sur des sujets comme l'attractivité des organisations de producteurs, le développement de la valeur commerciale des produits, l'optimisation des coûts de production et la stabilisation des prix à la production ; 3) la très faible utilisation des instruments de prévention et de gestion des crises révèle les « limites » de certains instruments existants. « Il y a donc lieu d'améliorer les instruments de prévention et de gestion des crises », a déclaré Dacian Ciolos ; 4) dans la plupart des pays de l'UE, les dépenses consacrées aux mesures stratégiques (recherche et production expérimentale) restent négligeables.

La Commission explique que toute introduction de nouvelles mesures en faveur du secteur des fruits et légumes devrait se faire « à ressources financières constantes, afin de garantir la neutralité budgétaire dans le cadre des mesures de marché ». La Commission pourrait présenter plus tard des propositions législatives visant à modifier le régime d'aide de l'Union en faveur du secteur des fruits et légumes. (LC)

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