Bruxelles, 18/03/2014 (Agence Europe) - Le commissaire De Gucht va lancer le 20 mars, avec les autorités birmanes, des négociations pour un accord sur la protection des investissements.
La tournée du commissaire au Commerce, Karel De Gucht, dans le sud-est asiatique doit se boucler jeudi par une visite en Birmanie/Myanmar, où il donnera, avec le ministre birman du Commerce, Win Myint, le coup d'envoi aux négociations pour un accord sur l'investissement. Longtemps fermé à cause du régime de sanctions contre la junte militaire, qui a confié en 2011 le pouvoir au gouvernement civil dirigé par l'ex-général Thein Sein, le marché birman suscite désormais les convoitises d'entreprises européennes qui veulent accéder à des secteurs protégés tout en se prémunissant contre un climat politique incertain. Et pour cause: si elle dispose d'un potentiel agricole et touristique élevé et est richement dotée en ressources naturelles (hydrocarbures, bois, cuivre et pierres précieuses), l'économie birmane est handicapée par des lourdeurs administratives, le manque d'infrastructures et un système institutionnel où les élites politiques et économiques sont étroitement liées à l'armée. « Nous allons négocier des accords préférentiels et spéciaux, essentiellement parce que nous avons beaucoup à leur offrir. Nos investissements doivent être protégés et c'est important pour le Myanmar, parce que s'ils ne le sont pas, il n'y en aura pas », a expliqué M. De Gucht le 17 mars, relayé par Reuters.
La Birmanie/Myanmar a retrouvé en juillet 2013 son accès préférentiel au marché européen au titre de l'initiative 'Tout sauf les armes' pour les pays les moins avancés. En 2013, les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 569 millions d'euros, en hausse de 41% par rapport à 2012. Constituées en grande partie de vêtements (58,2%), de pierres précieuses (11,7%) et de produits du bois (7,8%), les exportations du Myanmar ont augmenté de 35%, pour atteindre 223 millions d'euros en 2013. (EH)