Bruxelles, 11/03/2014 (Agence Europe) - L'Eurogroupe a réclamé, lundi 10 mars, des résultats dès cette semaine dans les négociations en cours entre la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) et les autorités grecques dans le cadre de la 4ème mission de suivi, débutée en septembre.
Le chef de file des ministres des Finances, Jeroen Dijsselbloem, s'est dit « légèrement optimiste », notant les progrès d'ores et déjà réalisés depuis le retour de la 'troïka' à Athènes, il y a environ deux semaines. Selon le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, il reste un certain nombre de différends à régler pour atteindre un accord global qui permettrait de conclure cette mission. Selon M. Dijsselbloem, les questions qui fâchent n'ont pas fondamentalement changé ces derniers mois et ont trait au plan budgétaire, celui du secteur bancaire et des réformes économiques. C'est sur ce dernier point que le commissaire Rehn a mis l'accent. Il a également espéré un accord d'ici à la fin de la semaine, si chacun « fait des efforts pour parcourir le dernier kilomètre » qu'il reste. Mais il en va « d'abord et avant tout » de la responsabilité des autorités grecques. Il leur appartient de venir avec des propositions, a renchéri M. Dijsselbloem. « La 'troïka' ne peut pas rester pour toujours à Athènes, il doit y avoir une fin un jour », a-t-il dit, pragmatique.
Sur le secteur bancaire, l'Eurogroupe a accueilli avec satisfaction les résultats des 'stress tests' ainsi que l'annonce des banques concernées de procéder à leur recapitalisation via des fonds privés. Interrogé sur un possible désaccord sur l'ampleur des besoins entre les chiffres de la Banque centrale grecque, base sur laquelle les banques vont procéder à leur recapitalisation, et ceux du FMI, qui seraient plus élevés, M. Dijsselbloem a estimé que les résultats des tests récents étaient de la seule responsabilité de la Banque centrale grecque.
Les résultats de la mission détermineront la taille et le calendrier du prochain versement du Fonds européen de stabilité financière, a indiqué Klaus Regling, son directeur général, précisant qu'il restait 10,1 milliards d'euros dans l'enveloppe destinée à la Grèce. (EL)