Bruxelles, 11/03/2014 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, et français, Laurent Fabius, ont brandi, mardi 11 mars, la menace de nouvelles sanctions contre la Russie dans la semaine, si la situation ne s'améliore pas, conformément aux décisions du Conseil européen du 6 mars (EUROPE 11033).
M. Steinmeier a averti que l'UE prendrait des mesures si Moscou ne changeait pas ses positions sur la Crimée et l'Ukraine d'ici la fin de la semaine. « Si le week-end se passe sans un changement visible dans la conduite de la Russie, lundi 17 mars (lors du Conseil Affaires étrangères) nous devrons discuter de la prochaine étape des mesures », a-t-il expliqué. « Nous ne voulons pas de confrontation, mais l'action de la partie russe rend malheureusement nécessaire de nous préparer », a-t-il ajouté.
Expliquant que le secrétaire d'État américain, John Kerry, a envoyé une proposition aux Russes pour une désescalade, M. Fabius a précisé qu'« ils n'ont pas encore répondu. S'ils répondent positivement, John Kerry ira à Moscou, et à ce moment les sanctions ne seront pas immédiates. S'ils ne répondent pas ou s'ils répondent négativement, il y aura un train de sanctions qui peuvent être prises dès cette semaine ». Selon lui, les sanctions « consisteront en des gels d'avoirs personnels à l'égard de Russes ou d'Ukrainiens et eu des sanctions sur les déplacements, en matière de visas ». Le SEAE a précisé le 7 mars que l'UE travaillait sur les possibles sanctions à l'encontre de la Russie.
Pour le ministre des Finances luxembourgeois, Pierre Gramegna, il est important que l'UE trouve « un bon équilibre entre fermeté à l'égard de la Russie et volonté de dialoguer ». « Il est nécessaire qu'il y ait une position coordonnée de l'UE, que l'Europe parle d'une seule voix ou il y a peu de chances de se faire entendre », a-t-il ajouté.
L'ambassadeur autrichien au COPS, Axel Marschich, a précisé que le référendum en Crimée du 16 mars et les réactions qui vont suivre « auront une énorme importance » pour le Conseil Affaires étrangères du 17 mars et pour le Conseil européen des 20 et 21 mars. (CG avec EL)