Bruxelles, 11/03/2014 (Agence Europe) - Secteur à croissance rapide, le tourisme est appelé à jouer dans les années à venir un rôle plus important encore qu'aujourd'hui pour dynamiser la croissance et les emplois en Europe, ont estimé les participants à une conférence de haut niveau sur les zones côtières et le tourisme maritime, organisée le 10 mars à Athènes par la présidence grecque, en coopération avec la Commission européenne. « Tant la Grèce que l'Europe prévoient que le tourisme peut contribuer de manière significative à la croissance économique (…) La présidence grecque promeut les politiques qui donnent à l'Europe, première destination touristique mondiale, l'opportunité de maintenir sa position en renforçant les politiques existantes grâce à de nouvelles opportunités d'emplois et de revenus », a déclaré la ministre grecque du Tourisme, Olga Kefalogianni, qui dirigeait les débats.
La conférence, organisée dans la matinée du 10 mars, a permis aux parties prenantes de discuter des défis, des problèmes et des opportunités liés au secteur du tourisme maritime, alors que la Commission a publié récemment une communication sur une stratégie européenne pour le tourisme côtier et maritime proposant 14 actions (EUROPE 11023). Plus particulièrement, la conférence a servi de plate-forme d'échange d'idées et de bonnes pratiques liées notamment au tourisme de croisière, à la navigation de plaisance, à la gestion du littoral, aux clusters maritimes, au patrimoine culturel maritime ainsi qu'à la coopération entre le secteur public et le secteur privé. Ceci, afin de promouvoir un tourisme côtier et maritime durable, une préoccupation majeure de l'UE alors que d'autres régions de la planète se posent en concurrents sérieux. Les participants ont évoqué la croissance dynamique du tourisme côtier et maritime, ses bénéfices économiques et sociaux, sa contribution à la mise en valeur des régions et des économies locales et sa réserve d'emplois, précieuse en cette période de crise et de chômage. Ils ont également parlé des initiatives à prendre afin de favoriser l'essor rapide des activités directement et indirectement liées au tourisme côtier et maritime.
Les propos échangés lors de cette conférence de haut niveau ont alimenté les débats des ministres européens en charge du tourisme, réunis pour une réunion informelle dans l'après-midi du 11 mars, réunion à laquelle a participé la commissaire en charge des affaires maritimes et de la pêche, Maria Damanaki. La commissaire a présenté les trois propositions que la Commission a adoptées récemment dans le secteur du tourisme: la première concerne la stratégie européenne pour le tourisme côtier et maritime évoquée précédemment ; la seconde, un tourisme accessible aux personnes désavantagées (personnes handicapées et personnes âgées) ; la troisième, la promotion d'un tourisme durable et de qualité. La commissaire, qui avait également pris part à la conférence de haut niveau organisée dans la matinée, a souligné que le tourisme côtier et maritime est l'« épine dorsale » de l'économie côtière, représentant quelque trois millions d'emplois. Près de quatre voyageurs sur neuf choisissent ces régions pour leurs vacances, a-t-elle ajouté. Selon elle, les problèmes essentiels du tourisme côtier et maritime sont la fragmentation du secteur, où sont présentes de nombreuses PME, un manque de compétences du personnel et la difficulté d'accès aux financements. Mme Damanaki a indiqué que l'UE soutient le tourisme durable en proposant des financements « à ceux qui prennent soin de l'environnement naturel et préservent les côtes des plastiques et polluants ». Les PME peuvent, par exemple, solliciter le programme européen COSME, doté d'une enveloppe de 2,3 milliards d'euros, a-t-elle rappelé. Dans un message vidéo, le commissaire à l'Industrie et aux Entreprises, Antonio Tajani, a ajouté: « Nous devrions coopérer et nous assurer que nos côtes seront concurrentielles ». (IL)