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Bulletin Quotidien Europe N° 11027
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INSTITUTIONNEL / (ae) parlement

Les jeunes entrepreneurs de l'UE défendent le siège de Strasbourg

Bruxelles, 26/02/2014 (Agence Europe) - Un rapport ('Le siège dans tous ses États, 2 ans après'), publié par l'Association européenne des jeunes entrepreneurs, tente d'en finir avec la controverse sur le siège du Parlement européen à Strasbourg.

« Strasbourg dispose d'une légitimité incontestée pour accueillir le siège du Parlement européen », précise le rapport présenté mardi 25 février à Strasbourg, qui rappelle que les traités officialisent cette légitimité et fixent les différents lieux de travail du Parlement européen conformément au principe de diversité géographique.

Face aux estimations « erronées et surévaluées » diffusées par les opposants à Strasbourg, « notre rapport décrypte les documents budgétaires du Parlement et montre que le coût annuel et son empreinte carbone sont quatre et cinq fois inférieurs: 51,5 millions d'euros, soit 10 cents par an et citoyen, soit 0,04% du budget de l'Union européenne, moins d'un timbre-poste, et 3 250 tonnes de CO2 », lit-on dans ce document.

Les derniers documents budgétaires adressés le 15 janvier 2014 par le secrétariat général du Parlement européen à la commission du contrôle budgétaire du PE confirment ce chiffre de 51,5 millions d'euros par an, « mettant un terme aux affirmations fallacieuses des opposants à Strasbourg, qui font circuler dans les médias, avec succès, le chiffre de 200 millions d'euros », font valoir les auteurs.

Ces mêmes documents montrent aussi que la concentration à Bruxelles des services du PE nécessiterait un endettement évalué à 1,2 milliard d'euros, à la charge du contribuable européen, pour obtenir à terme des économies « théoriques ». Le rapport contient des recommandations pour améliorer l'accessibilité, l'hébergement et l'accueil des parlementaires et des différents acteurs qui participent aux sessions plénières à Strasbourg.

Les eurodéputés Véronique Mathieu Houillon (PPE, français) et Philippe Boulland (PPE, français) ont estimé qu'il était temps d'abandonner le chiffre erroné de 200 millions d'euros, qui date de 2002. « Il est regrettable que Strasbourg, symbole de l'unité européenne, devienne celui de la désunion et fasse le jeu des eurosceptiques », a conclu Philippe Boulland. (LC).

 

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