Bruxelles, 26/02/2014 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté, le 26 février, par 576 voix pour, 33 contre et 39 abstentions, le 3ème programme d'action pluriannuel de l'UE dans le domaine de la santé. La Commission européenne avait présenté sa proposition en novembre 2011. Alors que les États membres s'efforcent de concevoir des systèmes de santé durables et moins onéreux dans un contexte de crise et de vieillissement de la population, le 3ème programme santé devrait permettre d'utiliser les ressources disponibles de manière optimale, comme le PE a tenu à s'en assurer, souligne le rapporteur, Françoise Grossetête (PPE, française). « Les réformes de nos systèmes de santé sont essentielles pour permettre de répondre à la demande croissante de soins générée par le vieillissement démographique et continuer à fournir des soins de qualité aux générations futures (…) Nous nous sommes donc engagés à ce que le nouveau programme poursuive des objectifs plus précis qui relèvent des domaines prioritaires au regard des enjeux sanitaires. L'objectif est clair: accroître les gains d'efficacité et maximiser l'impact du programme », a expliqué la députée.
Le nouveau programme poursuit quatre objectifs prioritaires: 1) prévenir les maladies en traitant les principaux facteurs de risque (tabac, abus d'alcool, sédentarité, mauvais comportements alimentaires) ; 2) protéger les citoyens des menaces transfrontières graves sur la santé ; 3) contribuer à la création de systèmes de santé innovants et viables ; 4) améliorer l'accès à des soins de santé de meilleure qualité et plus sûrs pour tous les citoyens. Le Parlement a obtenu que la Commission européenne présente à mi-parcours (au plus tard le 30 juin 2017) un rapport d'évaluation sur la réalisation de ces objectifs. Il a également souhaité que le programme mette davantage l'accent sur les maladies liées au vieillissement, qui touchent de plus en plus de personnes et qui engendrent de lourdes conséquences sanitaires, économiques et sociales. Mme Grossetête souligne l'importance de se pencher sur la multi-résistance des bactéries alors que le groupe des Verts a insisté, dans les discussions, sur la définition de la prévention en y introduisant des critères environnementaux. Le budget prévu pour le 3ème programme-cadre a été fixé à 449,394 millions d'euros sur sept ans. Une augmentation sensible par rapport au 2ème programme santé (+5,7%), mais qui reste encore faible étant donné les défis et les menaces sanitaires auxquels devront faire face les pays membres à l'avenir. « Tout l'enjeu sera donc de tirer le meilleur parti des financements et d'encourager l'innovation dans le domaine de la santé, en améliorant la viabilité de nos systèmes de soins dans l'intérêt des citoyens », a déclaré Mme Grossetête. (IL)