Bruxelles, 18/02/2014 (Agence Europe) - Le ministre italien de l'Économie, Fabrizio Saccomanni, a présenté des données préliminaires sur les économies budgétaires structurelles que l'Italie compte réaliser, lundi 17 février au commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, en marge de l'Eurogroupe.
Les données préliminaires de la 'spending review' prévoient « des économies structurelles de l'ordre de 2% du PIB d'ici à 2016 », a déclaré M. Saccomanni, dans un communiqué publié lundi 17 février.
Pas encore formalisés au niveau national, ces chiffres ne seront pas pris en compte dans les prévisions économiques pour l'Italie que la Commission européenne présentera mardi 25 février à Strasbourg.
La clause d'investissement ne sera pas activée. Le gouvernement italien sortant reste déterminé à ce que l'Italie maintienne la trajectoire du déficit public sous la barre des 3% du PIB. Si cette politique se maintient avec le futur gouvernement 'Renzi', il est probable que Rome n'activera toutefois pas la 'clause d'investissement' en 2014 qui permet à un pays, dont le déficit est inférieur à 3% du PIB, de ne pas comptabiliser certaines dépenses nationales servant à cofinancer des investissements en infrastructures soutenus par l'UE. Cette clause a perdu de son utilité aux yeux des autorités italiennes pour qui les coûts qu'elle engendrerait seraient au moins équivalents aux bénéfices espérés (EUROPE n°11020). L'Italie insiste sur le fait que les investissements déjà budgétisés seront concrétisés même si la clause ne sera pas activée.
Un autre scénario évoqué à Bruxelles est celui où l'Italie décide de franchir le seuil de 3% de déficit public, s'exposant ainsi à une nouvelle procédure pour déficit excessif, mais dans le cadre d'un contrat de réformes passés en accord avec l'échelon européen. (MB)