Bruxelles, 18/02/2014 (Agence Europe) - Les Vingt-huit ministres des Finances de l'UE ont considéré, mardi 18 févier, que l'Irlande, fraîchement sortie de son programme d'ajustement économique, devait désormais être tout à fait intégrée dans le processus de surveillance budgétaire du Semestre européen, notamment la 'procédure pour déséquilibres macroéconomiques'. L'Irlande devrait faire l'objet d'une analyse approfondie de la Commission, selon le Conseil.
En parallèle, les ministres ont accueilli favorablement le troisième rapport du mécanisme d'alerte de l'exécutif européen. Ils se sont félicités des progrès accomplis pour réduire les déséquilibres, mais ont constaté que davantage reste à faire notamment du côté des dettes externes publiques et privés. Les quelques États membres qui affichent des excédents de comptes courants élevés devraient également faire l'objet d'un examen plus étroit.
Les ministres des Finances de l'UE ont également indiqué partager largement l'analyse de la situation économique présentée dans l'examen annuel de croissance de la Commission européenne. La croissance est fragile et les héritages de la crise lui donnent du plomb dans l'aile.
Les Vingt-huit soutiennent les cinq secteurs prioritaires identifiés par la Commission, qui incluent la poursuite d'une consolidation budgétaire différenciée, propice à la croissance et de nature à assurer la viabilité des finances publiques. L'attention doit également être portée sur la restauration du crédit à l'économie, la promotion d'une croissance soutenable et inclusive, ainsi que sur la compétitivité et l'emploi, tout en s'attaquant aux conséquences sociales de la crise. Les ministres de l'UE rappellent que les États membres de la zone euro se sont engagés à examiner les risques identifiés par la Commission dans les avis qu'elle a rendus sur les plans de réformes nationaux. Ils appellent par ailleurs tous les États à maintenir le rythme des réformes.
Constatant que la fragmentation du marché financier est toujours présente et les conditions de crédit toujours difficiles pour les PME, les Vingt-huit affirment que davantage d'efforts sont nécessaires pour nettoyer les bilans des banques aussi vite que possible, pour que le secteur puisse jouer son rôle de financement de l'économie. Ils estiment toutefois que la priorité doit être donnée au développement d'alternatives au financement bancaire. Enfin, le Conseil rappelle que la consolidation budgétaire doit s'accompagner de mesures structurelles. (EL)