Bruxelles, 18/02/2014 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'Union européenne, Catherine Ashton, s'est dite, mardi 18 février, « profondément inquiète » de la nouvelle « grave escalade » de la violence à Kiev et par le nombre de victimes signalées. Mais elle n'évoque pas la menace de sanctions.
« Je condamne toute forme de violence, y compris contre des bâtiments publics ou des partis », a-t-elle déclaré. Elle demande aux dirigeants de l'Ukraine de s'attaquer aux « causes profondes » de la crise. Les décisions politiques doivent être prises au sein du parlement, dit Mme Ashton. Elle préconise la formation d'un nouveau gouvernement de coalition (« rassembleur »), des progrès en matière de réforme constitutionnelle et la préparation d'élections présidentielles transparentes et démocratiques. « L'UE est prête à aider l'Ukraine dans ce processus », conclut Mme Ashton.
Viktor Ianoukovitch, le président ukrainien, a atteint « un nouveau niveau de comportement anti-démocratique », a commenté Hannes Swoboda, le leader du groupe S&D au Parlement européen. « Empêcher les parlementaires de voter montre un manque effrayant de respect à l'égard des principes fondamentaux de la démocratie. Cela montre aussi que M. Ianoukovitch redoute de ne plus diriger une majorité pour défendre ses pouvoirs », a-t-il ajouté.
Après plusieurs semaines d'accalmie, de violents affrontements ont de nouveau éclaté mardi à Kiev entre opposants au président Ianoukovitch et policiers. Cinq civils ont été tués, selon la police, alors que le ministère de l'Intérieur a fixé un ultimatum aux manifestants pour que les troubles cessent en fin de journée. (LC)