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Bulletin Quotidien Europe N° 10998
Sommaire Publication complète Par article 31 / 38
SOCIAL - ÉDUCATION / (ae) Éducation

Eurydice présente un tableau de bord de la mobilité de l'UE

Bruxelles, 16/01/2014 (Agence Europe) - Le réseau Eurydice a publié un nouveau rapport consacré à la mobilité des apprenants en Europe (« Towards a Mobility Scoreboard: Conditions for Learning Abroad in Europe »). Il présente un tableau de bord de la situation et dresse une vue d'ensemble des pays européens qui ont adopté une législation destinée à aider et à encourager les étudiants de l'enseignement supérieur qui désirent suivre une formation ou une partie de leurs études à l'étranger, dans le cadre de la recommandation de 2011 du Conseil de l'UE pour promouvoir la mobilité des jeunes à des fins d'éducation et de formation. « Le fait d'étudier et de se former à l'étranger est une excellente manière d'acquérir des compétences et une expérience précieuses (…) Le tableau de bord de la mobilité nous permet de voir pour la première fois dans quelle mesure les pays mettent en place un environnement favorable à la mobilité des étudiants et dans quels domaines ils pourraient en faire davantage », a déclaré la commissaire en charge de l'éducation, Androulla Vassiliou.

Le tableau de bord est axé sur cinq facteurs clés qui ont une influence sur la motivation et la capacité des jeunes à étudier ou à se former à l'étranger. Ces facteurs varient de manière considérable entre les États membres et aucun pays n'affiche de scores élevés pour l'ensemble des indicateurs relatifs à son « environnement de mobilité ». En résumé, le rapport conclut que: 1) Informations et conseils sur les possibilités de mobilité: l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne, la France et l'Italie fournissent le soutien le plus complet. À l'opposé, les structures d'information et d'orientation sont les moins développées en Bulgarie, en Grèce, en Slovénie et à Chypre ; 2) Portabilité de l'aide accordée: permettant aux étudiants de bénéficier de bourses et de prêts publics dans un autre pays selon les mêmes conditions que lorsqu'ils étudient dans leur pays. Les prêts et bourses sont portables en Belgique (parties néerlandophone et germanophone), au Luxembourg, en Slovénie, en Finlande et en Suède. La situation est plus restrictive dans la partie francophone de la Belgique, en Bulgarie, en République tchèque, en Grèce, en Croatie, en Lituanie, en Roumanie et en Slovaquie ; 3) Connaissances en langues étrangères: un facteur souvent déterminant pour décider d'étudier à l'étranger. Chypre, le Luxembourg et la partie germanophone de la Belgique attachent la plus grande importance à l'apprentissage des langues à l'école. En Irlande et au Royaume-Uni (surtout en Écosse), cet apprentissage n'est pas obligatoire ; 4) Reconnaissance des études effectuées à l'étranger (système européen de transfert et d'accumulation d'unités de cours capitalisables (ECTS) et supplément au diplôme): l'Allemagne, la Belgique et l'Espagne déploient d'importants efforts pour contrôler l'utilisation des outils européens permettant aux étudiants de faire reconnaître les études qu'ils ont effectuées à l'étranger au moyen du système ECTS et du supplément au diplôme, alors que la plupart des pays accordent relativement moins d'attention à cette question ; 5) Soutien aux étudiants issus de milieux défavorisés: à cet égard, la partie néerlandophone de la Belgique, l'Allemagne, l'Italie et l'Autriche sont les pays les plus actifs. (IL)

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