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Bulletin Quotidien Europe N° 10998
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) jai

Appel du PE à la modération dans le discours sur les migrants intra-UE

Bruxelles, 16/01/2014 (Agence Europe) - Dans la foulée de leur débat la veille sur le sujet, les députés européens ont adopté, jeudi 16 janvier, une résolution commune des groupes PPE, S&D, ADLE, Verts/ALE et GUE/NGL appelant « certains dirigeants » de l'UE à baisser le ton en ce qui concerne la libre circulation des travailleurs, notamment celle des Roumains et des Bulgares, pleine et entière depuis le 1er janvier.

S'inscrivant dans un concert de critiques de la libre circulation provenant tant de Londres que de Berlin, la résolution du PE, non contraignante, demande aux États membres de respecter les dispositions du traité relatives à la liberté de circulation et de s'abstenir de prendre des mesures à l'encontre de ce principe. Les États membres doivent, selon le PE, rejeter les propositions visant à limiter le nombre de migrants de l'UE, propositions qui seraient contraires au traité.

La résolution note aussi qu'à « l'approche des élections européennes, la liberté de circulation est un thème de campagne de certains partis politiques et que ce débat peut conduire à une augmentation du racisme et de la xénophobie ». Les eurodéputés soulignent, sans les nommer expressément, que « quelques dirigeants politiques de haut niveau ont récemment fait plusieurs déclarations visant à miner la liberté de circulation ». Mercredi, lors du débat sur ce dossier, le nom de David Cameron avait largement été cité dans l'hémicycle, tous groupes politiques confondus.

La résolution rappelle que la mobilité est bénéfique pour les économies européennes et que les travailleurs mobiles sont des contributeurs nets aux économies et aux budgets des pays d'accueil, même s'ils ne sont que 2,8% de tous les citoyens de l'UE à vivre dans un autre pays que le leur. Autre demande des députés: s'attaquer aux abus supposés à la sécurité sociale, mais sans aucune discrimination et sans viser les seuls migrants. Les députés rappellent que « la responsabilité de lutter contre la fraude sociale incombe aux États membres, que ces abus soient commis par leurs citoyens ou ceux d'autres États membres ». (SP)

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