Bruxelles, 15/01/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a annoncé, mardi 14 janvier, qu'elle allait débourser une enveloppe supplémentaire de 165 millions d'euros d'aide humanitaire « vitale » pour la Syrie et pour des domaines tels que l'éducation, l'aide médicale d'urgence, la fourniture d'eau, de nourriture et d'abris, la protection des réfugiés et le soutien aux communautés d'accueil ainsi qu'aux sociétés locales.
Cette aide a été officiellement annoncée, mercredi 15 janvier, lors de la conférence des pays donateurs, au Koweït (EUROPE 10996). Objectif des pays donateurs: mobiliser 6,5 milliards de dollars en faveur des victimes de la guerre en Syrie, une levée de fonds présentée par les Nations unies comme la plus importante de leur histoire pour une situation d'urgence.
69 pays et 24 organisations internationales participent à la conférence. L'ONU a besoin de 2,3 milliards de dollars pour aider 2,3 millions de personnes en Syrie, et 4,2 milliards de dollars pour les réfugiés dont le nombre devrait quasiment doubler en 2014 pour atteindre 4,1 millions de personnes.
Les fonds supplémentaires d'aide humanitaire annoncés par l'UE vont porter le financement total de l'UE depuis le début de la crise à plus de 1,1 milliard d'euros, dont 615 millions d'euros d'aide humanitaire pour sauver des vies. « La situation humanitaire ne cesse d'empirer », a prévenu la commissaire chargée de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva, appelant le reste de la communauté internationale à suivre l'exemple de l'UE. « J'espère que d'autres donateurs vont manifester leur solidarité avec les victimes innocentes de cette guerre. C'est la seule façon d'éviter une plus grande détérioration de la crise humanitaire massive », a-t-elle expliqué.
Mais l'argent n'est pas la seule nécessité. Selon Human Rights Watch, les donateurs devraient « pousser le gouvernement syrien » à autoriser la distribution de l'aide humanitaire, particulièrement dans les zones rebelles assiégées par l'armée. « Les autorités syriennes ont (...) été peu disposées à permettre l'accès dans les zones assiégées ou à laisser les civils quitter des villes où quelque 288 000 personnes sont coincées avec peu ou pas d'aide du tout », a déploré l'ONG. Mme Georgieva a rappelé « la nécessité absolue de respecter le droit international humanitaire et d'appliquer les principes humanitaires en tout temps lors de la livraison de l'aide », lançant un appel à toutes les parties au conflit pour faciliter l'acheminement de l'aide là où elle est nécessaire. (LC/CG)