login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10997
Sommaire Publication complète Par article 13 / 29
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

10 actions pour prévenir la radicalisation

Bruxelles, 15/01/2014 (Agence Europe) - Alors que près de 1 200 Européens combattraient actuellement en Syrie, pour certains auprès de groupes liés à Al-Qaida, selon les données actuellement disponibles, la Commission européenne a présenté, mercredi 15 janvier, un ensemble de 10 recommandations visant à aider les États membres à prévenir les processus de radicalisation.

La communication de la Commission adoptée mercredi se fonde notamment sur les deux années de travaux du Réseau de sensibilisation à la radicalisation (RSR), créé en septembre 2011 dans la foulée des crimes d'Anders Behring Breivik à Oslo et Utoya, et qui rassemble 700 experts et praticiens de l'UE. La Commission propose de « renforcer l'action de l'UE face à la radicalisation et à l'extrémisme violent », les activités liées au terrorisme et à l'extrémisme violent ayant évolué et constituant une « menace croissante au sein de l'Union européenne ».

Lors d'une conférence de presse, la commissaire Cecilia Malmström a notamment cité l'exemple d'Aube dorée, parti politique d'extrême droite grec à l'origine du meurtre du rappeur Pavlos Fyssas. La commissaire a expliqué que s'il est difficile de définir l'extrémisme et de le cibler dans l'UE, la répression devrait porter sur tout « discours incitant à la violence », qu'il provienne de droite ou de gauche ou de mouvements religieux.

Évoquant le départ de centaines d'Européens en Syrie au nom du Djihad, sujet qui occupe depuis plusieurs mois les ministres de l'Intérieur de l'UE, la commissaire a précisé que les chiffres disponibles pouvaient être sous-estimés. François Hollande, le président français, a indiqué, mardi, que 900 Français se trouvaient actuellement en Syrie. Début décembre, le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, avait lui avancé le nombre de 400 combattants français. « Ces combattants peuvent constituer une menace pour l'UE lors de leur retour », a expliqué Mme Malmström.

Parmi les pistes envisagées, la Commission propose la création d'un pôle européen de connaissance sur l'extrémisme violent, l'élaboration de formations pour les intervenants de première ligne et l'octroi d'un soutien financier aux projets recourant aux outils de communication modernes et aux médias sociaux. Les États membres sont également invités à mettre en place des programmes permettant aux membres de groupes extrémistes de renoncer plus facilement à la violence et aux idéologies qui la sous-tendent, explique la Commission.

Le centre européen de lutte contre les extrémismes aidera par exemple à financer la recherche sur le phénomène et obtiendra des fonds dans le cadre d'une enveloppe de 20 millions d'euros sur la période 2014-2020 (l'enveloppe ira aussi à d'autres activités, telles que celles du réseau RSR). La Commission invite aussi les États membres à développer, si ce n'est pas encore fait, des stratégies de sortie de la radicalisation. La commissaire a cité l'Allemagne et la Suède comme bons exemples au sein de l'UE. L'Allemagne dispose par exemple de 'programmes d'éducation à la responsabilité' en prison pour de jeunes personnes condamnées pour violences extrémistes et le taux de récidive chez ces jeunes personnes serait bien plus bas que la moyenne.

Autres propositions de la Commission: travailler avec les pays tiers, en allouant des fonds de l'UE pour l'organisation de formations ou pour soutenir les médias et d'autres initiatives locales de prévention sur le terrain ou encore travailler avec la société civile et le secteur privé pour prévenir la radicalisation sur Internet. (SP)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE