Jérusalem, 30/10/2013 (Agence Europe) - Le ministre palestinien de l'Intérieur, docteur Said Abu Ali, a qualifié d'« adéquate » et de « très significative », mardi 29 octobre, la position européenne sur les conditions de participation d'Israël aux programmes cofinancés par l'Union européenne.
« L'aide financière (à l'Autorité palestinienne, NDLR) devrait être accompagnée de pression politique (sur Israël). Sinon, la situation tournera sans fin en rond et ne fera que servir les intérêts de la puissance occupante », a estimé M. Abu Ali.
Fin juillet, l'Union européenne a publié des lignes directrices établissant qu'à partir de janvier 2014 elle ne soutiendra pas financièrement l'économie localisée dans les territoires occupés de Cisjordanie et enfreignant les tracés de 1967. Les négociations continuent afin de 'clarifier' certaines dispositions des lignes directrices d'ici à fin décembre. Une délégation menée par Pierre Vimont, secrétaire général du Service européen pour l'action extérieure, était à Jérusalem dimanche dernier. « Sans grand progrès », a indiqué une source diplomatique, pour qui l'UE a réaffirmé son engagement en faveur du respect des principes énoncés et de leur mise en oeuvre en temps voulu sur le terrain.
Les autorités israéliennes ont réagi avec véhémence à ces lignes directrices, refusant d'avoir à reconnaître une distinction officielle entre Israël et les colonies en Cisjordanie pour bénéficier de subventions européennes dans le cadre de programmes communautaires tels qu'Horizon 2020. « Nous avons reçu des coups de téléphone venimeux », a indiqué cette source. En signe de rétorsion, Israël a interdit aux Européens l'accès à Gaza qui est rétabli depuis seulement trois semaines.
Surpris que les Israéliens aient découvert l'existence de ce texte si tard, les Européens soulignent que le document ne fait que confirmer une position largement connue de l'Union européenne. Et, selon cette source, les Israéliens « ont compris que nous tenons bon ». (MB)