Bruxelles, 25/09/2013 (Agence Europe) - Dès l'ouverture de la 38ème assemblée générale de l'Association de l'aviation civile internationale (OACI), le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, a donné le ton à propos de la lutte globale contre les émissions de CO2 de l'aviation.
« L'Europe croit fermement que lors de cette assemblée OACI, nous devons décider de développer d'ici 2016 une mesure mondiale basée sur le marché pour l'aviation internationale qui devrait débuter en 2020 », a indiqué le commissaire dans son discours d'ouverture à Montréal, mardi 24 septembre, précisant que « jusqu'à cette date, les pays ou des groupes de pays devraient - selon certains paramètres - être en mesure de déployer des mécanismes basés sur le marché au niveau national et régional ». Il était d'avis qu'une solution était à portée de main.
Mais l'impact de l'aviation sur l'environnement n'est pas le seul chat à fouetter aux yeux des Européens. Le commissaire a rappelé que d'autres engagements devaient être pris par la communauté internationale au sein de l'OACI. Cette assemblée devant « préparer le terrain pour le développement futur de l'aviation internationale » et que ce qui serait décidé au cours des deux semaines suivantes serait d'une importance cruciale pour « créer les conditions réglementaires » pour assurer la croissance de cette industrie.
Il a fait référence à la gestion du trafic aérien, espérant que l'assemblée parviendrait à s'entendre sur un plan global de navigation et élaborerait une feuille de route pour la modernisation des systèmes de gestion de trafic. De plus, il a affirmé attendre que l'OACI fasse des progrès pour établir un système de sécurité plus efficace. Il préconise pour ce faire d'avoir recours à des règles basées sur le risque, et à la reconnaissance mutuelle entre États et régions. Enfin, il a réitéré le soutien de l'Union à de précédentes conclusions de l'OACI sur l'accès au marché, à la libéralisation du contrôle et de la propriété des transporteurs, à la libre concurrence et aux droits des consommateurs. L'assemblée négociera sur ces différents sujets jusqu'au 4 octobre prochain. (MD)