Bruxelles, 17/09/2013 (Agence Europe) - Le commissaire européen à la Concurrence, l'Espagnol Joaquin Almunia, a pris une position très ferme sur la volonté d'indépendance de la Catalogne, région autonome espagnole. « Si une partie du territoire d'un État membre décide de se séparer de cet État membre, la partie qui s'en détache ne fait pas partie de l'Union européenne », a-t-il déclaré. Il réagissait ainsi à la chaîne humaine de plus d'un million de personnes déployée en Catalogne le jour de la fête nationale de cette région (11 septembre), afin de réclamer un référendum pour le « droit à l'autodétermination » (EUROPE 10920).
Un porte-parole de la Commission européenne a précisé, mardi 17 septembre, la position de l'institution sur ce sujet, « sans préjuger d'un cas de figure hypothétique dans aucun État membre »: « Effectivement, si une partie d'un territoire d'un État membre cesse de faire partie de cet État car ce territoire devient indépendant, les traités ne s'appliqueront plus à ce territoire », a-t-elle souligné, ajoutant qu'« un État indépendant serait un État tiers vis-à-vis de l'Union et, au jour de l'indépendance, les traités ne s'appliqueront plus ».
Dans la foulée de la polémique sur l'indépendance de la Catalogne ; des déclarations des Premiers ministres letton, Valdis Dombrovskis et lituanien, Algirdas Butkevicius, ont défrayé la chronique. Forts de l'expérience de leur pays, se libérant de l'emprise soviétique, ils ont cautionné la légitimité de la demande catalane à l'autodétermination. Les ambassadeurs des deux pays à Madrid ont été convoqués dans la foulée par le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo.
Lundi, le ministère lituanien des Affaires étrangères s'est déclaré dans un communiqué « inquiet face à l'interprétation erronée et tendancieuse faites par les médias espagnols sur la position de la Lituanie au sujet de la Catalogne ». (MD)