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Bulletin Quotidien Europe N° 10919
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / (ae) État de l'union

Schulz clément pour Barroso, moins pour les Vingt-huit

Strasbourg, 11/09/2013 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a qualifié d'« animé » le débat sur l'état de l'UE qu'a suscité le discours « optimiste mais pas trop » du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, mercredi 11 septembre à Strasbourg.

À ses yeux, les divergences d'opinion sur l'Europe exprimées lors des discussions se poursuivront lors de la campagne pour le scrutin européen l'année prochaine. Et les débats qui l'accompagneront devront porter sur la manière dont l'UE fonctionne et pas sur la poursuite, ou non, du projet européen.

Faisant part de ses impressions à la presse après le discours de M. Barroso, M. Schulz a noté un relatif consensus sur le « gros problème » que constitue le chômage des jeunes, « même avec un redressement économique en toile de fond ».

De manière générale, il a perçu le discours comme « optimiste sur certaines parties, moins sur d'autres », notamment sur l'implication des États membres au sein du Conseil. Un ressentiment qu'il partage, regrettant poliment que les traditionnels empêcheurs de tourner en rond ('« the usual suspects »') bloquent toute décision. Il refuse d'ailleurs que l'UE soit accusée de ne pas avoir d'ambition commune, alors que, selon lui, « les gouvernements mènent une politique nationale et font porter le chapeau (de leurs difficultés) à l'UE ». « C'est un mécanisme qui met à mal l'image de l'Union », a-t-il considéré.

Selon lui, le débat en plénière qui a suivi le discours de M. Barroso illustre la confrontation entre deux écoles de pensée « que nous allons revoir partout » durant la campagne électorale. S'opposent les tenants de la thèse de l'assainissement des finances publiques pour récupérer l'attrait des investisseurs et ceux pour qui un assainissement budgétaire n'est pas possible sans revenus et qui préconisent la relance par l'investissement public et la lutte contre le chômage. Si ce débat est transparent, « on récupérera des électeurs », a espéré M. Schulz, tout en mettant en garde contre le piège « que certains tendent » de poser la question d'un oui ou non à l'Europe. « Il faut mener le débat quant à la manière dont l'UE doit fonctionner», a-t-il affirmé.

Quant à savoir si Martin Schulz se verrait faire campagne au nom des sociaux-démocrates pour la présidence de la Commission européenne, le principal intéressé affirme ne pas du tout être candidat, estimant avoir encore « tant de choses à faire » à son poste actuel avant de réfléchir à son futur.

Par contre, il ne décoche pas de flèches à l'actuel président de la Commission en fin de mandat. Un respect mutuel serait désormais de mise entre les deux présidents après avoir été deux « ennemis pas irréconciliables », selon M. Schulz. Bien qu'issus de familles politiques opposées, ils partagent le même souci d'intégration européenne « pour protéger nos populations dans un XXIème siècle qui s'annonce de plus en plus difficile à vivre », a insisté M. Schulz. (MD)

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