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Bulletin Quotidien Europe N° 10919
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Les Européens soutiennent une résolution à l'Onu

Bruxelles, 11/09/2013 (Agence Europe) - Le Royaume-Uni et les États-Unis discutent, avec la France, d'une résolution commune au Conseil de sécurité des Nations unies sur la mise en place d'un contrôle international des armes chimiques détenues par le régime syrien.

Selon le Premier ministre britannique, David Cameron, cette résolution devrait inclure « un calendrier adéquat, le processus et les conséquences si ce n'est pas fait ». Serait également en discussion une éventuelle référence au chapitre 7 de la Charte des Nations unies, qui porte sur un possible recours à la force en cas de non-respect des obligations, ou au chapitre 6 relatif au règlement pacifique des différends, selon la BBC. « Le temps (est) compté pour tenter de sécuriser une offre crédible de la Syrie sur les armes chimiques. Nous sommes d'accord avec la France sur le fait que nous avons besoin d'une réponse forte et unie de la part du Conseil de sécurité », a souligné le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague.

Le président français, François Hollande, a fait part de « la détermination de la France à explorer toutes les voies au Conseil de sécurité des Nations unies pour permettre au plus vite un contrôle effectif et vérifiable des armes chimiques présentes en Syrie ».

Plusieurs États européens ont apporté leur soutien à une résolution onusienne. Mardi, la Haute représentante, Catherine Ashton, s'est « réjouie de l'intention de la France d'introduire une résolution » au Conseil de sécurité pour donner effet à la proposition. Pour le ministre des Affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski, « nous avons désormais besoin d'une résolution solide du Conseil de sécurité sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien, combinée à une autorisation de frapper si quelqu'un triche ». Selon son homologue suédois, Carl Bildt, « la pierre d'achoppement » dans la résolution portera sur le chapitre 7. Selon lui, « avec de la bonne volonté des deux côtés, cette question devrait pouvoir être réglée ».

La Russie a déjà fait part de son opposition au projet de résolution français, le jugeant « inacceptable » car il souligne la responsabilité du régime pour l'attaque chimique du 21 août dans les faubourgs de Damas. Le projet de résolution réclame le démantèlement de l'arsenal chimique et prévoit, en dernier recours, l'usage de la force pour contraindre le régime à remplir les obligations présentes dans la résolution. La France s'est dite prête à discuter avec la Russie. « Nous sommes prêts à amender notre projet dès lors que sont préservés ses grands principes et objectifs », a affirmé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères français. (CG)

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