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Bulletin Quotidien Europe N° 10890
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) maghreb

Concertations euro-maghrébines

Bruxelles, 17/07/2013 (Agence Europe) - Le commissaire européen responsable de la Politique de voisinage, Stefan Füle, s'est entretenu mardi 16 juillet à Bruxelles avec le secrétaire général de l'UMA (Union du Maghreb), Habib Ben Yahia. Ils ont évoqué, selon un communiqué officiel, le renforcement de la coopération en Méditerranée et la situation sécuritaire dans le Sahel proche du Maghreb.

L'UE avait décidé en décembre dernier de nouer un dialogue particulier avec les cinq pays du Maghreb. « Les propositions de l'UE sont axées essentiellement sur le développement du dialogue politique, notamment en matière de sécurité et de défense, ainsi que sur la promotion des droits de l'homme et de la démocratisation », dit-on de source officielle. Dans sa proposition de décembre 2012, l'UE avait aussi suggéré un large éventail de mesures destinées à soutenir les efforts d'intégration au Maghreb. Les questions de l'énergie sont également abordées.

Le cadre le plus fructueux serait celui du « dialogue 5+5 » (pays riverains du bassin occidental, 5 membres de l'UE et 5 membres de l'UMA). Dans ce cadre intergouvernemental, des éléments clés tels que la sécurité font l'objet d'une concertation étroite entre pays directement touchés par les questions du terrorisme, de la circulation des personnes (migrations légales et illégales) et des risques liés à ces mouvements humains. Cette concertation incite les pays riverains à coordonner les contrôles des flux humains et de matériels pouvant servir à des actes terroristes. Les évènements du Mali et l'attaque contre le champ gazier algérien (In Amenas) ont montré cette nécessité de combattre les mouvements jihadistes.

L'opinion ambiante est que le processus peine à avancer en raison de la léthargie qui affecte la structure commune maghrébine basée à Rabat. Ses activités sont entravées par la persistance de la mésentente algéro-marocaine. Pour remédier à cela, les ambassadeurs maghrébins à Bruxelles ont été chargés par un récent Conseil des ministres de l'UMA de la liaison avec les institutions européennes. Diverses réunions ont eu lieu entre les ambassadeurs aussi bien avec le commissaire Füle que dans le cadre du COPS. Ces rencontres ne seraient toutefois pas allées plus loin que la simple concertation. « Ils (les Européens) ne savent que faire et nous demandent notre avis » sur tous les points à l'ordre du jour, en particulier sur les suites que pourrait avoir le renversement politique en Égypte, pays pourtant non membre, nous a confié un diplomate de la rive sud. Un regret est exprimé quant au « manque de consensus » européen sur les rapports avec la région et sur la trop grande focalisation sur les aspects sécuritaires.

M. Füle a fait savoir, à l'issue de son entretien avec M. Ben Yahia, « la détermination de l'UE à adopter une attitude plus proactive en faveur de l'intégration du Maghreb » et à faire « des suggestions concrètes sur la façon dont l'UE pourrait accompagner les initiatives pour une coopération plus étroite entre les pays du Maghreb ». Sans autres précisions. (FB)

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