Bruxelles, 17/07/2013 (Agence Europe) - L'automne sera chaud pour le programme d'ajustement grec puisqu'il révèlera si un trou budgétaire existe et devra être comblé dans les derniers mois de mise en œuvre du memorandum grec, en 2014, a déclaré la Commission européenne, mercredi 17 juillet.
Simon O'connor, porte-parole du commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a martelé sans relâche que le plan d'aide était pleinement financé pour les douze prochains mois. Au-delà, l'existence d'un trou de financement « relativement petit » est de notoriété publique, a-t-il poursuivi, s'étonnant presque de l'agitation provoquée par la publication, le matin même, d'un article rapportant l'apparition imminente d'un trou de 10 milliards d'euros. Un chiffre excessif aux yeux de la Commission pour qui ce manque à gagner devrait se situer entre 2,8 et 4,6 milliards d'euros d'ici à la fin 2014, comme l'indique son rapport de suivi de mai 2013.
Une image plus précise pourra être dessinée cet automne, lorsque seront connus les revenus des privatisations ainsi que les besoins du secteur financier. De ce second point pourrait émerger une bonne nouvelle. L'enveloppe de 50 milliards d'euros dédiée à la recapitalisation et à la restructuration du secteur bancaire pourrait bien se révéler plus généreuse que nécessaire, en raison de la « participation plus élevée du secteur privé ». Une telle situation permettrait une réallocation des fonds pour combler un trou de financement.
À l'automne, les banques se plieront aux tests de résistance qui permettront une vision plus précise du paysage bancaire grec.
M. O'connor a, par ailleurs, confirmé l'annonce faite par le Premier ministre grec, Antonis Samaras, d'une réduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 23% à 13% dans le secteur de la restauration. La 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) a estimé que cette réduction pourrait avoir lieu « sans créer de risque budgétaire pourvu que ce soit sur une base temporaire », a indiqué M. O'connor. Cette baisse sera effective à compter du 1er août et jusque fin 2013, a-t-il précisé.
Le financement de la Grèce à court terme est, quant à lui, en bonne voie. Sur le principe, le Parlement a approuvé, mardi soir, le projet de loi de 110 articles, nécessaire pour le décaissement d'une sous-tranche de 2,5 milliards d'euros. Le vote final était prévu mercredi soir. Ceci devrait ouvrir la voie au feu vert définitif sur le versement de cette somme par le Groupe de travail sur l'euro au Conseil, qui se réunira par vidéoconférence mercredi 24 juillet, selon une source européenne. (EL)