Bruxelles, 17/07/2013 (Agence Europe) - Dans le cadre de sa tournée en Afrique australe, le commissaire européen, Karel De Gucht s'est rendu, mardi 16 juillet, en Namibie, où il a rencontré le ministre namibien du Commerce, Calle Schlettwein. M. De Gucht s'est engagé à « faire aboutir dès que possible les négociations sur un APE », arguant que la conclusion d'un accord de partenariat économique était « essentielle » pour les relations commerciales entre l'Union européenne et la Namibie.
En dix ans, elles ont augmenté de plus de 200%: « Pendant tout ce temps, la Namibie a eu un excédent commercial solide avec l'UE », a ajouté M. De Gucht. En 2012, les exportations namibiennes de marchandises vers l'UE ont atteint 2 milliards d'euros. La Namibie profite actuellement d'un accès libre au marché européen pour tous ses produits, qu'ils soient industriels ou agricoles. Un régime temporaire qui prendra fin le 1er octobre 2014: « Après cette date, la Namibie ne bénéficiera plus d'un traitement préférentiel (…) à moins qu'elle ait ratifié un accord de partenariat économique », insiste le commissaire.
L'un des grands enjeux du sommet UE-Afrique du Sud, jeudi 18 juillet, portera sur l'avancée des négociations d'un APE régional entre l'UE et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC): le Botswana, la Namibie, le Lesotho, le Mozambique, l'Afrique du Sud et le Swaziland. Des pays qui, à l'exception de l'Afrique du Sud, ont conclu, en 2009, un APE provisoire avec l'UE.
Cependant, la signature de la Namibie reste en suspens, le pays partageant les réticences de l'Afrique du Sud sur des questions telles que les règles d'origine, la protection des petites industries - la Namibie souhaite les voir exclues du champ de la libéralisation - et la clause de la nation la plus favorisée, dont les deux pays craignent qu'elle n'entrave leurs relations avec d'autres partenaires économiques d'importance. Le volet agricole et l'accès au marché posent également problème.
Le prochain cycle de négociations de l'APE régional devrait débuter en septembre. « Nous avons montré que nous étions prêts à adapter notre offre afin qu'elle reflète les intérêts namibiens », a d'ores et déjà déclaré Karel De Gucht. L'UE se dit, par exemple, prête à offrir à la Namibie un accès accru à son marché et à discuter de dérogations aux règles d'origine, au profit du secteur agricole et de la pêche. (LM)