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Bulletin Quotidien Europe N° 10888
Sommaire Publication complète Par article 32 / 34
AFFAIRES & ENTREPRISES N° 69 / (ae) bourse

Capitalisation boursière, les sociétés européennes trinquent. - Quatre ans ont été nécessaires pour retrouver les niveaux d'avant la crise financière en matière de capitalisation boursière, d'après une étude du cabinet d'audit PwC qui vient de publier son classement annuel des plus grosses capitalisations de la planète. Ensemble, les 100 plus grandes entreprises du monde totalisent une capitalisation boursière de 13 600 milliards de dollars, soit un niveau comparable à celui enregistré en 2008, avant la crise financière (13 500 milliards de dollars). Le niveau le plus bas (8 400 milliards de dollars) avait été atteint en 2009. À lecture du classement, il apparaît que les géants américains sortent grands vainqueurs de la crise. Tel n'est pas le cas des entreprises européennes, affaiblies notamment par la baisse de l'euro par rapport au dollar. Les groupes américains dominent donc le classement alors que les sociétés de la zone euro enregistrent le plus fort recul, avec seulement 14 d'entre elles classées dans le Top 100 contre 43 entreprises américaines. À titre de comparaison, les groupes européens étaient encore 26 à figurer dans le classement en 2008, contre 35 américains. De nombreuses grandes entreprises technologiques américaines actuelles ont émergé seulement ces vingt dernières années, ce qui démontre la capacité des États-Unis à créer des géants dans des secteurs nouveaux, souligne PwC. Par rapport au classement de 2008, seules 67 entreprises figurent encore dans le classement actuel, trente sont sorties du classement et trois ont fait l'objet de rapprochements (Genentech, Parmalat Brasil et Suez). Les secteurs de la technologie et des services aux consommateurs affichent la meilleure progression en termes de capitalisation boursière avec des augmentations respectives proches de 35% et 400%. PwC observe par ailleurs que les sociétés en Chine et à Hong Kong peinent à bien figurer dans le classement malgré la croissance de l'économie chinoise. Seules neuf d'entre elles figurent dans le Top 100 (contre huit cinq ans auparavant). Elles ont encore un rayonnement plus régional que mondial, note le cabinet. D'autre part, aucune entreprise de l'Union européenne ne figure dans le Top 10 presque exclusivement américain (le Suisse Nestlé, se hisse à la dixième place et le Chinois Petrochina recule de la 2ème à la 5ème place). Il faut reculer jusqu'à la 29ème place pour trouver le premier représentant de la zone euro, le Belge Anheuser-Busch InBev. Ensuite, on trouve le Français Sanofi, à la 35ème place. Les États-Unis dominent donc largement le classement, les entreprises américaines pesant à elles seules la moitié de la capitalisation cumulée du Top 100. Voici le Top 10: 1) Apple (États-Unis, technologie): 416 milliards de dollars de capitalisation boursière ; 2) Exxon Mobil (États-Unis, énergie): 404 milliards de dollars ; 3) Google (États-Unis, technologie): 263 milliards de dollars ; 4) Berkshire Hathaway (États-Unis, société d'investissement): 257 milliards de dollars ; 5) Petrochina (Chine, énergie): 255 milliards de dollars ; 6) Wal-Mart Stores (États-Unis, magasin de détail): 246 milliards de dollars ; 7) General Electric (États-Unis, industrie): 240 milliards de dollars ; 8) Microsoft (États-Unis, technologie): 240 milliards de dollars ; 9) IBM (États-Unis, technologie): 238 milliards de dollars ; 10) Nestlé (Suisse, agroalimentaire): 233 milliards de dollars). L'ascension du numéro un, Apple, est spectaculaire, note PwC. La firme n'était effectivement que 41ème du classement en 2008. « Elle illustre le dynamisme d'une entreprise en forte croissance, qui a été un précurseur en sachant créer sa propre demande », note un expert. (IL)

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