Bruxelles, 15/07/2013 (Agence Europe) - Une nouvelle étude de la Commission européenne, publiée le 12 juillet, montre que l'enseignement supérieur transfrontières ne concerne qu'une infime minorité d'étudiants au sein de l'UE, mais il est en progression. L'amélioration de l'assurance qualité de ce type d'enseignement supérieur pourrait améliorer la situation.
L'étude, réalisée par un consortium mené par la Bertelsmann Stiftung pour le compte de la Commission, montre que l'offre transfrontière en matière d'enseignement supérieur est la plus importante dans les pays où la mobilité sortante des étudiants est également élevée. Globalement, 24 États membres proposent une offre transfrontière en matière d'enseignement supérieur. L'Estonie, la Slovénie et le Portugal n'en proposent pas. Par ailleurs, la situation est très différente selon les États: l'enseignement supérieur transfrontière est peu courant en Lituanie, en Bulgarie et en Pologne, par contre, il est très répandu en Espagne et en Grèce. Les experts estiment qu'une offre insuffisante au niveau national, limitée à la demande dans des domaines spécifiques, pourrait constituer un facteur majeur de l'augmentation de ce type d'enseignement.
Par ailleurs, le niveau de réglementation varie selon les États membres et concerne principalement les opérateurs entrants, tandis que les pays ont tendance à ne pas réglementer l' « exportation » de l'enseignement supérieur. Il y a en outre un manque général d'éléments probants concernant les effets de cette situation sur la qualité de l'enseignement.
Pour ce qui est de la perception de ce phénomène, les ministères et les agences d'assurance qualité ont tendance à faire preuve d'une certaine neutralité quant aux avantages et aux risques perçus. Les prestataires perçoivent généralement moins de risques et plus d'avantages, tandis que les conférences de recteurs et les organismes de coordination perçoivent en général moins d'avantages. Les conclusions de l'étude indiquent que l'amélioration de l'assurance qualité de ce type d'enseignement supérieur pourrait apporter des bénéfices importants. Une collecte de données, qui font actuellement défaut, permettrait de mieux identifier les structures et le fonctionnement de l'enseignement supérieur transfrontières, donnant aux étudiants des informations plus claires. (IL)