Bruxelles, 02/07/2013 (Agence Europe) - Malgré les « garanties supplémentaires » de la Commission européenne, la Russie a maintenu sa décision d'interdire, à partir du 1er juillet, les importations de pommes de terre et de semences provenant de l'UE. « Nous déplorons de lire dans la presse les déclarations des services russes qui maintiennent l'interdiction », a déclaré la Commission.
En janvier, évoquant des préoccupations phytosanitaires, l'agence russe chargée des questions vétérinaires et sanitaires, Rosselkhoznadzor, avait menacé d'interdire les importations de pommes de terre de l'UE au 1er avril. Ce délai avait été reporté au 1er juillet. Selon Rosselkhoznadzor, dans le cadre des contrôles phytosanitaires des pommes de terre importées en Russie d'Allemagne, de Belgique, du Royaume-Uni, d'Espagne, de Lituanie, des Pays-Bas, de Finlande, de France et de République tchèque, entre 2010 et 2013, trois types de problèmes ont été décelés sur plus d'une centaine de cas: le nématode doré, la teigne de la pomme de terre et le nématode sur racines de pommes de terre.
La Commission affirme que « l'UE a coopéré et a cherché à clarifier et à apporter une réponse à ces préoccupations via plusieurs réunions et lettres ». Le 18 juin, la DG Santé et Protection des consommateurs a envoyé des « propositions concrètes » offrant des « garanties additionnelles pour rassurer la Russie sur la sécurité phytosanitaire de nos exportations ». « Jusqu'à présent, la Russie n'a pas répondu à ces propositions », ajoute la Commission. Les services de santé de la Commission ont reproché à l'administration russe d'induire le public en erreur sur le sujet. Près de 21 000 tonnes de semences de pommes de terre sont exportées par les États membres de l'UE vers la Russie, le plus grand fournisseur étant les Pays-Bas.
En 2012, la Russie a importé environ 460 000 tonnes de pommes de terre, dont la plupart provenaient de pays de l'UE comme les Pays-Bas, la Belgique et la France, selon le service fédéral des statistiques russe (Rosstat). (LC)