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Bulletin Quotidien Europe N° 10879
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

La Commission dément tout ultimatum posé à Athènes

Bruxelles, 02/07/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a démenti, mardi 2 juillet, l'existence d'un quelconque ultimatum posé aux autorités grecques par les représentants de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), de retour à Athènes.

Selon Reuters, la Grèce aurait jusqu'à vendredi 5 juillet pour fournir des résultats liés à la mise en œuvre de son plan d'aide sous peine de voir le versement de la prochaine tranche financière suspendu jusqu'à la fin de l'été, voire même le FMI se retirer du plan d'aide.

« La seule chose qui est vraie, c'est que si l'Eurogroupe veut prendre une décision ou arriver à un accord politique lundi 8 juillet, il est évident que les discussions doivent être bouclées avant », a expliqué le porte-parole du commissaire chargé de l'euro Olli Rehn, Simon O'Connor, étonné du brouhaha causé par la dépêche de l'agencier. Et d'ajouter: « Nous n'avons pas fixé d'échéance particulière. »

Lors de leur dernière réunion à Luxembourg fin juin, les ministres des Finances de la zone euro avaient exhorté Athènes à mettre tout en œuvre pour que la mission de suivi de la 'troïka' puisse être bouclée avant leur réunion suivante et leur permettre de se prononcer sur le versement de la prochaine tranche d'aide, afin que celui-ci puisse être avalisé par les parlements nationaux avant l'été (EUROPE n° 10872).

Sur la possibilité de scinder la prochaine tranche d'aide en plusieurs sous-tranches, la déclaration de M. O'Connor va dans le même sens. « Je ne vois pas pourquoi on parle de cela comme si c'était une nouveauté absolue. (…) C'est la pratique depuis six mois » de procéder au décaissement de chaque sous-tranche en fonction de la mise en œuvre de jalons spécifiques mensuels, a-t-il souligné.

Les autorités grecques doivent faire face à une échéance de remboursement de 2,2 milliards d'euros d'obligations en août. Sur le secteur de la santé, où des réformes sont réclamées par les créanciers d'Athènes, un accord « total » qui n'inclut pas de nouvelles coupes a été conclu mardi entre le ministre grec de la Santé, Adonis Georgiadis, et la 'troïka', selon la presse grecque.

Conclure en juillet devrait permettre également au programme d'être « totalement financé pour une année de plus », si la 'troïka' conclut positivement sa mission en juillet, avait insisté le chef de file des Dix-sept, Jeroen Dijsselbloem, fin juin. Certains médias, dont le FT, avaient alors rapporté qu'un trou budgétaire de près de 4 milliards d'euros allait apparaître dans le financement du programme. Une situation qui pourrait mener au retrait du FMI, même si celui-ci a depuis officiellement démenti ces affirmations.

La Grèce semble par ailleurs être parvenue à surmonter la crise politique soulevée après la fermeture de la télévision publique ERT et qui a mené au retrait du parti Dimar de la coalition gouvernementale. Selon la presse grecque, deux anciens députés de la Nouvelle démocratie ont rejoint à nouveau le parti, portant la majorité de la coalition au Parlement à 155 sièges sur 300. (EL)

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