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Bulletin Quotidien Europe N° 10874
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Le sort du projet Nabucco décidé avant fin juin

Bruxelles, 25/06/2013 (Agence Europe) - Le consortium Shah Deniz II rendra à la fin du mois sa décision sur le choix du gazoduc qui véhiculera le gaz azéri vers l'UE, entre Nabucco et le TAP.

Raccourci depuis que la Turquie a construit son propre gazoduc à travers l'Anatolie, le projet de gazoduc Nabucco a trouvé un second souffle. Sur la base d'un tracé moins long, qui doit relier l'Autriche à la frontière bulgaro-turque, en traversant la Hongrie et la Roumanie, Nabucco-Ouest - son nouveau nom - est devenu moins coûteux. Ses actionnaires - l'énergéticien autrichien OMV, l'allemand RWE, le hongrois MOL, le roumain Transgaz et le turc Botas - ont ainsi pu améliorer leur offre commerciale au consortium Shah Deniz II, notamment piloté par le britannique BP (25,5%), le norvégien Statoil (25,5%) et l'azéri Socar (10%).

Pour écouler son gaz, l'Azerbaïdjan doit choisir entre Nabucco Ouest et le TransAdriatique (TAP), un projet de gazoduc piloté par le norvégien Statoil, le suisse Axpo et l'allemand E.ON, qui reliera la frontière gréco-turque à l'Italie en passant par l'Albanie. Ce projet concurrent a l'avantage d'être plus court et un peu moins cher mais Nabucco a gardé toutes ses chances, depuis qu'il a été rejoint par le français GDF Suez.

Depuis une semaine, les soutiens politiques se multiplient pour l'un comme pour l'autre projet. Soutenus par la Turquie, les présidents de l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la Roumanie, ont adressé à la mi-juin une lettre au président azéri Ilham Aliyev pour obtenir son soutien au projet Nabucco. Recevant le président Aliyev le 21 juin, le président de la Commission, José Manuel Barroso, qui porte le projet Nabucco depuis le début de son mandat, s'est toutefois dit convaincu de « l'importance stratégique » des deux projets pour la diversification des approvisionnements européens. « C'est pourquoi je suis convaincu que les deux voies pourraient finalement être construites, une fois que nous aurons augmenté le potentiel du corridor gazier sud avec d'autres ressources. Cela peut être une situation gagnant-gagnant! », insistait-il vendredi. (EH)

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