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Bulletin Quotidien Europe N° 10874
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) turquie

Décision politique d'ouvrir le chapitre sur la politique régionale

Luxembourg, 25/06/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires européennes ont décidé « politiquement », le 25 juin, d'ouvrir le chapitre de négociation sur la politique régionale et la coordination des instruments structurels (chapitre 22) avec la Turquie. Mais la conférence d'ouverture de ce chapitre aura lieu au plus tôt à l'automne. « Le Conseil est d'accord pour ouvrir le chapitre 22 et souligne que la Conférence intergouvernementale avec la Turquie aura lieu après la présentation du rapport annuel de la Commission (en octobre) et à la suite d'une discussion au Conseil Affaires étrangères qui confirmera la position commune du Conseil pour l'ouverture du chapitre 22 et déterminera la date pour la conférence d'adhésion », souligne la déclaration du Conseil. Cette conférence était initialement prévue pour ce 26 juin.

Le ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, a salué l'accord, précisant que « le chapitre 22 a été ouvert. Cette question est résolue ». Dans une déclaration, le ministre s'est dit « heureux de voir le consensus obtenu sur le chapitre d'ouverture ». Il a précisé que c'est un pas dans la bonne direction.

Le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a « salué l'accord » et « la position commune » sur son compte Twitter. Pour le président du Conseil Affaires générales, le ministre irlandais Eamon Gilmore, « le processus d'adhésion est l'outil le plus efficace dont nous disposons pour influencer l'agenda des réformes en Turquie. L'augmentation des réformes inspirées par l'UE a facilité la protestation pacifique et donné de l'espace à des voix dissidentes ». Il a précisé que les protestations ont montré qu'Ankara doit poursuivre ses réformes.

« À la lumière des récents événements et des réactions des représentants du gouvernement turc à la critique européenne (EUROPE n° 10872), je comprends la décision du Conseil de n'ouvrir le chapitre 22 qu'après des développements qui seront évalués de façon appropriée dans le rapport de progrès », a expliqué le rapporteur au Parlement européen Ria Oomen-Ruijten (PPE, Pays-Bas), s'attendant à ce que le PE soit impliqué dans l'évaluation et que les remarques de la résolution adoptée le 13 juin soient prises en compte (EUROPE n° 10866). Mme Oomen-Ruijten a précisé « qu'il serait encore plus important, (…) d'accroître notre coopération dans les domaines de la justice et des droits fondamentaux, de la sécurité et de la liberté », soit les chapitres 23 et 24, bloqués par la République de Chypre.

Alors qu'une source irlandaise précisait le 24 juin au soir que la Turquie n'était pas à l'ordre du jour du Conseil, la présidence irlandaise a finalement décidé de l'y inclure. Trois pays, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Autriche, avaient émis des objections sur l'ouverture de ce chapitre, en raison de la réponse du gouvernement turc aux manifestations pacifiques. Le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle, qui a eu plusieurs conversations téléphoniques avec son homologue turc, a fait, le 24 juin, différentes propositions lors de discussions bilatérales avec ses partenaires, sur l'ouverture du chapitre, dont celle d'attendre le rapport de progrès en octobre. Mais aussi « après les élections législatives allemandes » qui ont lieu en septembre, a rappelé son homologue danois, Villy Sovndal. (CG)

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