Bruxelles, 03/06/2013 (Agence Europe) - Phénomène nouveau, le financement participatif ou - 'crowdfunding' - a fait l'objet d'une conférence organisée par les services « Marché intérieur » de la Commission européenne, lundi 3 juin. La diversité des règles applicables et leur hétérogénéité d'un pays à l'autre pose la question d'un cadre purement européen, à laquelle la Commission ne répond pas à ce stade.
« Il est trop tôt pour savoir si le 'crowdfunding' va révolutionner la finance, et même s'il perdurera dans ses formes actuelles. Mais une chose est sûre: si ce phénomène prometteur tient ses promesses, l'Europe ne peut pas passer à côté ni se laisser distancer. Nous devons mettre, dès maintenant, en place un cadre adéquat pour limiter les risques éventuels tout en encourageant le développement du secteur », a déclaré le commissaire chargé du Marché intérieur, Michel Barnier.
Au-delà de l'aspect purement financier, le 'crowdfunding' permet aux porteurs de projets dans des secteurs tels que le divertissement ou les nouvelles technologies de tester leur idée auprès d'une communauté d'investisseurs potentiels. Au cours de cette phase, l'idée originale est renforcée, la levée de fonds constituant la dernière étape du processus. Cette pratique permet de mettre en relation des personnes physiques sur la base d'autres critères que la recherche du profit.
Michel Barnier a évoqué les « questions communes » qui se posent aux réglementations nationales telles que l'accès à une information fiable, la protection en termes de propriété intellectuelle des informations divulguées, les garanties aux investisseurs en cas d'échec d'une plateforme. L'Italie a légiféré dans ce domaine tandis que d'autres pays (Allemagne, Belgique, France) ont simplement édité des guides clarifiant la façon dont le 'crowdfunding' pourrait être régulé. En Europe, les plateformes de 'crowdfunding', telles que Ulule ou Sponsume, ont levé 735 millions d'euros en 2012 et financé près de 500 000 projets. (MB)