Bruxelles, 03/06/2013 (Agence Europe) - Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a émis lundi 3 juin des réserves sur la proposition de la Commission (en mars) réorganisant l'agence Europol, l'agence de coopération policière européenne. Selon le projet, Europol devrait absorber à terme le collège de police CEPOL, en charge de rapprocher la formation des autorités répressives dans l'UE.
Le CEPD juge « impératif que des critères clairs soient définis pour les transferts d'informations vers les pays tiers et les organisations internationales », à l'heure où le travail d'Europol devient de plus en plus transfrontalier. Le CEPD craint aussi que le niveau de protection des données diminue avec cette proposition « Alors qu'Europol a maintenu un bon régime de protection des données par le passé, l'idée proposée de croiser les informations stockées dans différentes bases de données pour vérifier si des individus ou des groupes sont soupçonnés de plus d'un type de crimes - drogues et trafic d'êtres humains par exemple - pourrait être source d'inquiétude si des garanties de protection des données ne sont pas mises en place », écrit Peter Hustinx. « La flexibilité accrue pour croiser l'information doit être équilibrée notamment en spécifiant la finalité et en maintenant un haut niveau de protection des données, au moins aussi élevé que celui prescrit dans le cadre légal actuel », dit-il. (LC)