login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10857
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) Économie

Ne pas sanctionner Bruxelles, un 'cadeau empoisonné' (Lamberts)

Bruxelles, 31/05/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a fait « un cadeau empoisonné » à la Belgique dans ses recommandations spécifiques dévoilées le 29 mai (EUROPE n° 10855), estime le député européen Philippe Lamberts (Verts/ALE, belge). Elle a pris la décision de ne pas imposer d'amende à l'État belge pour non respect de ses objectifs budgétaires en 2012 et d'accorder, à la place, une année de plus (soit en 2013) pour réduire son déficit à 2,7% du PIB et améliorer son solde structurel de 1%. « C'est-à-dire un effort de 3,8 milliards d'euros » pour échapper « à une sanction de 0,2% du PIB », précise M. Lamberts dans une analyse. Soit le double de l'effort de 2012.

Il est également attendu de la Belgique qu'elle présente, le 21 septembre au plus tard, une description des mesures engagées pour atteindre ses objectifs budgétaires. La Commission surveillera étroitement l'évolution de la situation puisqu'elle réclame que le pays lui soumette des rapports trimestriels faisant état des progrès. « La mise sous tutelle à 'la sauce grecque' n'est qu'à deux pas », critique M. Lamberts.

Le député européen se demande également pourquoi les autorités belges n'ont pas davantage mis en avant que « le dérapage budgétaire était lié à une mauvaise conjoncture économique globale », un argument qui aurait permis aux objectifs budgétaires d'être assouplis, pourvu que l'effort budgétaire structurel (c'est-à-dire débarrassé des effets liés à la conjoncture) ait été accompli. (EL)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CALENDRIER
SUPPLÉMENT