Bruxelles, 31/05/2013 (Agence Europe) - Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a confirmé, vendredi 31 mai, que l'Eurogroupe se tenait prêt à prendre des mesures supplémentaires pour alléger le fardeau de la dette grecque si Athènes atteint ses objectifs budgétaires. Les Dix-sept ne devraient toutefois pas aborder le sujet avant avril 2014, a-t-il averti.
Le ministre néerlandais des Finances a par ailleurs réitéré qu'un accord sur la recapitalisation directe des banques par le Mécanisme européen de stabilité (MES) devait être atteint en juin, un processus qui permettrait à un État d'appeler à l'aide pour ses banques sans s'endetter et que la Grèce aimerait pouvoir voir s'appliquer rétroactivement (EUROPE n° 10847). Il s'est montré plutôt optimiste pour le pays sur ce point.
Vendredi, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a procédé au versement de 7,2 milliards d'euros à la Grèce en obligations. Cette somme était disponible depuis le mois de janvier et sera allouée à la recapitalisation du secteur bancaire, supposée être achevée sous peu. Selon Klaus Regling, le directeur général du FESF, un « secteur financier sain et qui fonctionne est une pré-condition à la reprise de l'économie réelle grecque ». Comme l'a encore déclaré jeudi le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, 2013 devrait être la dernière année de récession dans le pays. L'OCDE avait pourtant publié, la veille, ses prévisions économiques qui envisagent encore une chute du PIB grec en 2014 (-1,2%). Selon l'organisation, Athènes pourrait avoir besoin de « nouveaux financements dans le cadre du programme » d'ajustement mis sur pied de concert avec la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), en cas de croissance plus faible que prévu.
Lors d'une rencontre le même jour avec son homologue Français, Pierre Moscovici, M. Stournaras a abordé « les questions qui concernent l'économie grecque telles que les privatisations ». Lors de sa visite en Grèce en février dernier, François Hollande avait annoncé son intention d'encourager les entreprises françaises à participer aux privatisations en Grèce, processus qui a du plomb dans l'aile (EUROPE n° 10789).
Le FMI était appelé, vendredi, à statuer sur le versement d'une tranche d'1,8 milliard d'euros en direction d'Athènes. Selon la presse grecque, le groupe de travail sur l'euro au Conseil de l'UE doit se pencher, le 7 juin, sur les progrès effectués par la Grèce et se prononcer sur le versement de 3,3 milliards d'euros de la tranche de 7,5 milliards dont 4,2 milliards ont été déboursés en mai. (EL)